Hantavirus Andes : un taux de létalité très élevé
Cinq passagers du bateau de croisière de luxe, le MV « Hondius » ont été contaminées par un Hantavirus en avril 2026. Trois personnes sont décédées. Qu’est-ce que le Hantavirus ? Comment se transmet-il ? Quels sont les symptômes ? Quel est le taux de létalité ? Y a-t-il des traitements et un vaccin ? Nous allons répondre à toutes ces questions dans cet article.
Qu’est-ce que le hantavirus ?
Les hantavirus constituent une grande famille de virus présente sur l’ensemble de la planète. Ils se transmettent essentiellement par les rongeurs sauvages (campagnols en tête, rats, souris) mais peuvent également, dans de rares cas, circuler chez d’autres espèces animales, telles que certaines chauves-souris, des reptiles ou des poissons.
C’est dans les années 1950, pendant la guerre de Corée (1950 – 53), que ces virus ont été découverts pour la première fois. Plus de 3 000 soldats avaient alors présenté des manifestations allant d’un syndrome grippal à de véritables hémorragies. Le nom « hantavirus » rend hommage à la rivière Hantaan, un cours d’eau coréen au bord duquel cette première épidémie documentée avait éclaté.
Comment se transmet l’hantavirus ?
Il existe plusieurs dizaines de souches d’hantavirus connues. Chaque souche d’hantavirus tend à être étroitement lié à une espèce réservoir particulière.
Chez ces hôtes naturels, les symptômes de l’infection ne sont pas apparents, mais ces animaux n’en demeurent pas moins capables de transmettre le virus à l’être humain. Il se transmet à l’être humain par inhalation de poussières contaminées par les excréments et urines des rongeurs infectés, plus rarement par contact direct ou morsure.
L’hantavirus Andes
La seule souche à pouvoir se transmettre d’une personne à une autre est la souche Andes, originaire d’Argentine et du Chili. L’hantavirus Andes se transmet par gouttelettes de salive d’humain à humain. Le virus se transmet le plus facilement au tout début de la maladie, lorsque les premiers symptômes apparaissent.
Elle a été identifiée pour la première fois sur un être humain, un Chilien, en 2002.
Fin 2018, début 2019, un important foyer de hantavirus de 34 cas est recensé à Epuyen, un village de Patagonie, en Argentine, causant la mort de 11 personnes.
Les épidémies causées par l’espèce Andes sont donc relativement rares, mais très mortelles.
C’est celle qui circule actuellement parmi les croisiéristes du MV « Hondius ».
Quelles sont les maladies provoquées par l’hantavirus ?
Il existe deux formes de maladies provoquées par les hantavirus :
- Une forme hémorragique avec atteinte rénale : la fièvre hémorragique à syndrome rénal (FHSR), avec une mortalité relativement faible (entre 0,4 et 10 %). Cette maladie est issue de l’hantavirus présent en Europe et en Asie.
- La seconde forme est une forme cardio-pulmonaire, plus grave, appelée Syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH), marquée par une défaillance respiratoire et cardiaque et par un taux de létalité (Rapport entre le nombre de cas mortels et le nombre de personnes infectées par un virus) très élevé de l’ordre de 30 à 60 %. C’est principalement le virus Andes qui provoque le SPH.
Dans les deux cas, les symptômes s’expliquent par une atteinte des vaisseaux sanguins, qui deviennent anormalement perméables. Cela entraîne une fuite de liquide vers les tissus.
C’est la seconde forme, la plus grave, qui a été contractée par les croisiéristes.
Quels sont les symptômes du hantavirus ?
Les symptômes du hantavirus sont ceux d’une grippe :
- Fièvre
- Maux de tête
- Douleurs musculaires
- Toux
- Respiration difficile
Quelle est la période d’incubation ?
Selon Santé Publique France, la période d’incubation peut aller d’une à six semaines (en moyenne deux).
Comment le diagnostic est-il posé ?
En cas de suspicion d’infection à hantavirus ou si vous êtes cas contact d’une personne infectée, des analyses biologiques sont effectuées :
- PCR
- Tests sérologiques
Existe-t-il un traitement et vaccin contre l’hantavirus ?
A l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement ni de vaccin contre les hantavirus.
La prise en charge repose essentiellement sur le soulagement des symptômes. En cas de forme sévère, une hospitalisation en soins intensifs est nécessaire.
La seule façon de se prémunir est la prévention.
Rassurons-nous : l’OMS a dit que le foyer de l’infection devrait être limité.
Sources :