Le rôle des pharmaciens dans la santé mentale des Français

Avec 13 millions de Français souffrant de troubles psychiques et une personne sur trois susceptible de développer un trouble psychique au cours de son existence, l’enjeu de la santé mentale est considérable. Dans ce contexte, les pharmaciens d’officine jouent un rôle important dans l’accompagnement des patients.

 

La santé mentale : grande cause nationale prolongée en 2026

Les chiffres révèlent l’étendue du défi de la santé mentale :

  • 13 millions de Français confrontés à des troubles psychiques chaque année
  • Les maladies mentales occupent le troisième rang des maladies les plus fréquentes, après les cancers et les maladies cardiovasculaires
  • Plus de 3 millions de personnes vivent avec des troubles psychiques
  • Près de 5 millions de personnes accompagnent un proche atteint de troubles mentaux

 

Le gouvernement a ainsi décidé de prolonger en 2026 la Grande cause nationale dédiée à la santé mentale. L’objectif est de sensibiliser tout un chacun à la santé mentale et de déstigmatiser les personnes atteintes de troubles psychiques. Cette initiative étatique permet de faire circuler les ressources pour trouver de l’aide, et d’intégrer la santé mentale dans l’ensemble des politiques publiques, de l’éducation à l’aménagement urbain en passant par le travail et les services publics.

 

Les pharmaciens : des acteurs de première ligne

En tant que professionnels de santé de proximité, les pharmaciens occupent une position stratégique dans le parcours de soins en santé mentale. Leur accessibilité, leur lien de confiance avec les patients et leur expertise médicamenteuse en font des interlocuteurs privilégiés pour :

  • détecter précocement les troubles psychiques
  • accompagner les patients dans leur parcours thérapeutique
  • assurer la sécurité de la prise en charge médicamenteuse
  • orienter vers les structures adaptées
  • contribuer à la déstigmatisation des maladies mentales

 

Détection des troubles psychiques

Les pharmaciens sont souvent les premiers à percevoir certains signes d’alerte chez leurs patients. Grâce à leur contact régulier avec la population, ils peuvent identifier :

  • les troubles du sommeil récurrents
  • les manifestations d’angoisses ou d’anxiété
  • les signes d’isolement social
  • les changements comportementaux inhabituels

 

Accompagnement médicamenteux et suivi pharmaceutique

Les pharmaciens assurent une vigilance particulière concernant les médicaments psychotropes. Leur rôle inclut :

  • la vérification minutieuse des ordonnances, notamment pour les benzodiazépines et autres médicaments sensibles
  • la prévention des interactions médicamenteuses potentiellement dangereuses
  • le conseil sur les effets secondaires et l’observance thérapeutique
  • la détection des tentatives de détournement de certains médicaments

 

Gestion des ruptures d’approvisionnement

Face aux tensions récurrentes sur certains psychotropes (quétiapine, sertraline, lithium, venlafaxine), les pharmaciens collaborent avec l’ANSM pour assurer la continuité des traitements et la juste répartition des stocks disponibles, garantissant ainsi la sécurité des patients.

 

Les bilans de prévention

La santé mentale et le sommeil peuvent être abordée lors du bilan de prévention.  

Les bilans de prévention sont accessibles aux âges clés de la vie :

  • entre 18 et 25 ans
  • entre 45 et 50 ans
  • entre 60 et 65 ans
  • entre 70 et 75 ans

Les bilans de prévention proposent deux questionnaires pour repérer les troubles anxieux ou dépressifs. Le pharmacien pourra, à ce moment-là, dispenser des conseils d’hygiène de vie tout en repérant les fragilités.

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                Prendre rendez-vous pour un bilan de prévention

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Focus sur la santé mentale des jeunes

L’augmentation de la consommation de médicaments psychotropes chez les enfants et adolescents nécessite une vigilance accrue. Le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) alerte sur des pratiques déconseillées comme la prescription avant 6 ans ou les polyprescriptions.

Actions spécifiques du pharmacien

  • Identification des signes d’automutilation ou de détresse psychologique
  • Vigilance lors de l’achat de médicaments pouvant être détournés (paracétamol en grande quantité)
  • Orientation vers les bilans de prévention pour les 18-25 ans
  • Information sur le dispositif Santé Psy Étudiant

 

Ressources et contacts utiles

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Rappel de laits infantiles : liste des produits concernés

Plusieurs laits infantiles font l’objet de rappels préventifs en raison d’un risque de contamination pouvant provoquer des troubles digestifs chez les nourrissons. Ces rappels sont effectués par mesure de précaution afin de garantir la sécurité des nourrissons. Nous restons bien entendu disponibles pour répondre à vos questions et vous accompagner dans le choix d’une alternative adaptée si besoin.

 

Que faire ? 

  • Vérifier la marque, la référence et le numéro de lot du lait utilisé. 
  • Consulter les rappels officiels sur rappel.conso.gouv.fr
  • Consulter rapidement un professionnel de santé en cas de vomissements, diarrhées, fièvre ou comportement inhabituel. 
  • Aucune démarche médicale n’est nécessaire si aucun symptôme n’apparaît.

 

 

Quels sont les laits concernés par le rappel de lots ?

Les laits concernés par les derniers rappels à date du 06/02/2026 sont les suivants :

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Journée mondiale du cancer 2026 : dépistage et accompagnement

La journée mondiale contre le cancer, organisée chaque 4 février, est un moment clé pour sensibiliser à l’importance de la prévention et du dépistage des cancers afin de réduire l’incidence (nombre de nouveaux cas) de cette maladie. Les dépistages organisés du cancer du sein, du cancer colorectal et du col de l’utérus existent depuis de nombreuses années. Pourtant le taux de participation est en baisse pour certains. En janvier 2025, un programme pilote de dépistage organisé du cancer du poumon, le cancer le plus mortel, a été lancé. 

 

Cancer : les chiffres

 

Les chiffres hommes/femmes

  • En 2023, la France a enregistré plus de 433 000 nouveaux cas de cancer (314 719 nouveaux cas en 2003, soit une augmentation de + 40 %),
  • Les nouveaux cas concernent 43 % de femmes et 57 % d’hommes.
  • Le taux d’incidence chez les femmes a augmenté (274 femmes pour 100 000 en 2023 contre 244,4 en 2003). Celui des hommes a baissé (354,9 en 2023 contre 385,4 en 2003). 
  • L’âge médian du diagnostic est de 68 ans chez les femmes et de 70 ans chez les hommes. 

 

Les cancers les plus fréquents 

Les cancers les plus fréquents chez les femmes sont par ordre décroissant :

  • le cancer du sein : 61 214 nouveaux cas en 2023
  • le cancer du colon et du rectum : 21 370 nouveaux cas en 2023
  • le cancer du poumon : 19 339 nouveaux cas en 2023
  • le cancer du pancréas : 7 668 nouveaux cas en 2023

 

Les cancers les plus fréquents chez les hommes sont, par ordre décroissant :

  • le cancer de la prostate : 59 885 nouveaux cas en 2023
  • le cancer du poumon : 33 438 nouveaux cas en 2023
  • le cancer du colon et du rectum : 26 212 nouveaux cas en 2023
  • le cancer du pancréas : 8 323 nouveaux cas en 2023

 

Le nombre de décès par cancer 

  • Le cancer a provoqué 164 095 décès en 2022 contre 156 229 en 2012 : 72 592 chez les femmes et 91 503 chez les hommes. 
  • L’âge médian de décès est de 75 ans pour les femmes et de 73 ans pour les hommes. 
  • Les cancers du poumon font partie des localisations dites de pronostic défavorable en termes de survie. 80 % des cancers du poumon sont dûs au tabac.
  • Le cancer du poumon est la première cause de décès par cancer chez les hommes.
  • Le cancer du sein est la première cause de décès par cancer chez la femme.

 

Ces dernières années, la survie des personnes atteintes de cancer s’est améliorée pour la majorité des localisations. Ces tendances plutôt favorables sont le reflet des progrès réalisés dans le système de soins, à la fois dans la détection des cancers, mais aussi dans leur thérapeutique. Ce gain est néanmoins contrasté selon les localisations et en fonction de l’âge au diagnostic.

Détecter un cancer à un stade précoce permet d’améliorer considérablement les chances de guérison et de limiter la lourdeur des traitements. 

 

 

Les facteurs de risque du cancer

De nombreux facteurs de risque de cancer existent :

  • Facteurs internes (âge, hérédité)
  • Facteurs externes (comportements, environnement) : tabac, alcool, obésité, sédentarité, inactivité physique et alimentation déséquilibrée, sont autant de facteurs de risque évitables encore trop fréquents qui entraînent chaque année trop de cas de cancers.
  • Conditions sociales : la situation sociale des individus joue ainsi un rôle central dans les inégalités de santé, en influençant l’accès aux ressources, à la prévention et aux soins.

 

Près de la moitié des cas de cancer pourraient être évités en limitant l’impact des facteurs de risques externes dans nos vies :

  • 20 % des cancers sont liés à la consommation de tabac
  • 8 % à l’alcool
  • 5,4 % à une alimentation déséquilibrée
  • 5,4 % au surpoids
  • 4 % à certaines infections
  • 3 % aux expositions profesionnelles
  • 3 % aux rayonnements UV
  • 1,8 % aux radiations ionisantes
  • 0,9 % au manque d’activité physique
  • 0,6 % aux traitements hormonaux
  • 0,5 % au fait de ne pas avoir allaité
  • 0,4 % aux particules fines

 

Importance du dépistage organisé

La participation aux dépistages organisés demeure insuffisante

Un diagnostic précoce joue un rôle essentiel dans la lutte contre le cancer. Plus la maladie est identifiée tôt, plus les traitements sont efficaces et moins ils sont contraignants pour les patients. Dans les années 1950, seul un tiers des patients atteints d’un cancer survivait plus de cinq ans après le diagnostic. Aujourd’hui, grâce aux avancées médicales et aux campagnes de prévention, ce taux a plus que doublé, atteignant près de 70 %. 

Un dispositif renforcé d’invitation et d’accompagnement personnalisé, mis en place par la Caisse nationale de l’Assurance Maladie, permet de mieux sensibiliser la population et d’encourager la participation aux dépistages organisés : dépisatge du cancer du sein et dépistage du cancer colorectal. 

 

Baisse du taux de participation au dépistage du cancer du sein 

Destiné à dépister le cancer le plus fréquent et le plus mortel chez les femmes, ce programme voit son taux de participation baisser depuis 10 ans pour toutes les tranches d’âge et toutes les régions. Le taux de participation au programme de dépistage du cancer du sein a baissé à 46,3 % en 2023-2024 contre 52,7 % en 2010-2011. 

Parmi les cancers attribuables à la consommation d’alcool, les cancers du sein sont les plus fréquents. Diminuer sa consommation d’alcool, surveiller son poids, arrêter de fumer, bouger et manger varié et équilibré réduisent le risque de développer la maladie.

 

Baisse du taux de participation au dépistage organisé des cancers colorectaux 

Le taux de participation au dépistage des cancers colorectaux est passé de 32,1 % en 2010-2011 à 29,6 % en 2023-2024. Sur 20,8 millions de personnes éligibles, seulement, 6,2 millions se font dépister. Une plus forte participation au dépistage des cancers colorectaux est attendue au regard des nouvelles modalités d’accès des kits de dépistage, remis par les pharmaciens et disponible à la commande en ligne depuis 2022.

 

Participation au dépistage organisé des cancers du col de l’utérus : 59,5 %

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que les cancers du col de l’utérus pourraient être éradiqués grâce au dépistage et à la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV). Sur la période 2020-2022, la participation au dépistage organisé des cancers du col de l’utérus était de 59,5 %. Elle est en hausse de + 1,3 point par rapport à la période 2017-2019 (58,2 %) et de + 1,4 point par rapport à la période 2014-2016 (58,1 %).

 

Cancer du poumon : un programme pilote de dépistage organisé lancé en janvier 2025

En janvier 2025, l’Institut national du cancer a annoncé la mise en place d’un programme pilote de dépistage des cancers du poumon nommé IMPULSION (IMPlémentation du dépistage du cancer PULmonaire en populatION).

Le dépistage reposera sur la réalisation d’un scanner thoracique à faible dose. Les participants seront appelés à réaliser deux scanners à un an d’intervalle, puis tous les deux ans. En complément, le programme prévoit pour les fumeurs un accompagnement à l’arrêt du tabac. Combiner dépistage et arrêt du tabac permet de réduire de 38 % le risque de décès par cancer du poumon (étude NLST).

 

Accès aux soins et prise en charge du cancer

L’accès aux soins est garanti par plusieurs dispositifs qui assurent une prise en charge intéressante pour les patients atteints de cancer :

  • La prise en charge à 100% des traitements liés au cancer dans le cadre de l’Affection de Longue Durée (ALD).
  • Le développement des centres de lutte contre le cancer (CLCC) et la mise en place de parcours de soins personnalisés pour un accompagnement optimal.
  • Un parcours de soins global peut être proposé après le traitement d’un cancer, incluant un suivi médical, un accompagnement psychologique et diététique et un programme de réadaptation physique. Ce parcours est financé par l’Assurance Maladie.
  • Un entretien pharmaceutique peut être proposé dans certaines pharmacies. Ces entretiens permettent aux patients de mieux comprendre et appréhender leur traitement, de bénéficier de conseils sur la gestion des effets secondaires et d’être vigilants sur les interactions médicamenteuses. Ce dispositif est pris en charge par l’Assurance Maladie.
  • Le financement de thérapies innovantes et l’accès aux essais cliniques comme le réseau ONCOLOGIE du CHU ou l’Institut National du Cancer (INCa) pour les patients en recherche d’alternatives thérapeutiques.
     

Conseils et suivi : comment la pharmacie aide au quotidien

Au-delà de la gestion des traitements, la pharmacie est un point de repère pour accompagner les patients avant, pendant et après la maladie. Des conseils sur l’alimentation, le bien-être ou la gestion des effets indésirables peuvent être apportés pour améliorer leur qualité de vie. Certaines pharmacies vont encore plus loin en proposant des prothèses mammaires, des accessoires adaptés, du matériel médical disponible à la vente ou à la location ou encore des ateliers de soins de support pour aider à mieux vivre avec la maladie.

Les pharmaciens restent ainsi des acteurs de proximité essentiels, prêts à guider chaque patient à chaque étape de son parcours de soins. 

 

L’accompagnement en pharmacie : un soutien essentiel pour les patients

Les pharmacies peuvent jouer un rôle essentiel en accompagnant les patients atteints de cancer tout au long de leur parcours de soins et même après, à travers un entretien. Grâce aux entretiens oncologiques, les pharmacies offrent un suivi personnalisé pour aider à mieux gérer les traitements, les effets secondaires et l’observance thérapeutique. Votre pharmacien peut devenir un véritable allié dans la lutte contre le cancer. 

Pour aider les patients à mieux comprendre et gérer leur thérapie, les pharmaciens offrent un accompagnement personnalisé.

Les entretiens oncologiques : un service personnalisé pour mieux vivre son traitement

Les entretiens oncologiques en pharmacie visent à rendre les patients plus autonomes et acteurs de leur traitement. Ce service permet notamment de : 

  • Mieux informer le patient afin d’optimiser son adhésion au traitement. 
  • Apporter des repères pour éviter la confusion face à un protocole thérapeutique parfois complexe.
  • Assurer un suivi rigoureux pour favoriser le bon usage et l’observance des oraux anticancéreux.
  • L’aider à gérer ses traitements au quotidien et à prévenir d’éventuels effets secondaires.
  • Coordonner sa prise en charge en lien avec les autres professionnels de la santé.

Cet accompagnement s’adresse aux patients qui débutent un traitement, mais aussi à ceux déjà sous médication. Il se déroule en plusieurs étapes :

  • Un premier échange pour analyser les interactions médicamenteuses et poser les bases du suivi. 
  • Deux entretiens thématiques sur : la vie quotidienne et la gestion des effets secondaires et l’observance et l’adaptation du traitement.

Lors de la deuxième année, le suivi est ajusté en fonction des molécules prescrites. 

 

Conseils et suivi : comment la pharmacie aide au quotidien

Au-delà de la gestion des traitements, la pharmacie est un point de repère pour accompagner les véritables patients avant, pendant et après la maladie. Des conseils sur l’alimentation, le bien-être ou la gestion des effets indésirables peuvent être apportés pour améliorer leur qualité de vie. Certaines pharmacies vont encore plus loin en proposant des prothèses mammaires, des accessoires adaptés, du matériel médical disponible à la vente ou à la location ou encore des ateliers de soins de support pour aider à mieux vivre avec la maladie.

Les pharmaciens restent ainsi des acteurs de proximité essentiels, prêts à guider chaque patient à chaque étape de son parcours de soins.

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