Semaine européenne de la vaccination 2026

La Semaine Européenne de la Vaccination (SEV) a lieu du 27 avril au 3 mai 2026. Elle a été créée par l’Organisation Mondiale de la Santé en 2005 et se déroule dans près de 200 pays. L’objectif de cette semaine est de promouvoir l’efficacité de la vaccination à tous les âges tout en rappelant qu’elle est la meilleure protection contre certaines maladies infectieuses. Elle est également l’occasion pour chacun de faire le point sur ses vaccins, en vérifiant ou en faisant vérifier son carnet de santé ou son carnet de vaccination par son médecin, son pharmacien, sa sage-femme… et de les mettre à jour si nécessaire.

 

À quoi sert la vaccination ?

Le bénéfice de la vaccination est double : elle permet de se protéger soi-même mais aussi de protéger les autres, notamment les personnes les plus fragiles de son entourage (nouveau-nés, femmes enceintes, personnes qui souffrent d’une affection chronique ou temporaire contre-indiquant la vaccination, personnes âgées).

Pour être protégé, les vaccinations doivent être à jour.

La durée de protection d’un vaccin dépend de nombreux paramètres :

  • âge,
  • type de vaccin utilisé,
  • présence ou non d’adjuvant, etc.

Certaines vaccinations ne nécessitent qu’une seule dose et permettent d’être protégées tout au long de sa vie, alors que pour d’autres maladies, les vaccinations impliquent des rappels réguliers, y compris à l’adolescence et à l’âge adulte pour maintenir l’efficacité de la protection.

Beaucoup de maladies seraient éliminées si la couverture vaccinale était meilleure. On estime qu’il faut que 95 % des personnes transmettant le virus soient protégées pour y arriver. C’est pour cette raison que des actions autour de la vaccination se multiplient. Mais en parallèle, certains détracteurs cherchent à discréditer cet acte civique.

 

Quels sont les principes de la vaccination ?

La vaccination est un acte préventif, destiné à protéger des maladies pour lesquels il n’existe pas de traitement efficace. Par un jeu de mémoire, le corps humain s’immunise contre la maladie quelque temps après la vaccination.

Le vaccin introduit dans le corps une forme inactive du microbe. En réaction, le corps produit des défenses : les anticorps.

Lorsque le vrai microbe actif rentre dans le corps, il est reconnu par les défenses qui l’éliminent. La maladie ne se développe pas.

C’est ainsi que la France a pu diminuer de manière considérable l’impact de certaines maladies (10,100, 1000, … 100 000 fois moins qu’il y a 100 ans). Il y a même certaines maladies éradiquées avec le vaccin, comme par exemple la variole ou la polyomyélite (du moins en France), contre laquelle on vaccine de manière obligatoire les nourrissons français.

 

Pourquoi avons-nous des vaccins obligatoires en France ?

Avant les vaccins, certaines maladies comme la diphtérie, le tétanos ou la poliomyélite étaient responsables de plusieurs milliers de décès d’enfants par an. L’Etat a donc décidé de les rendre obligatoires et pris en charge par l’Assurance maladie afin que tous les enfants puissent y avoir accès et être protégés.

Depuis 2018, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae b, l’hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons et la rubéole sont obligatoires avant l’âge de 2 ans.

Depuis le 1er janvier 2025, les vaccins contre les méningocoques ACWY et méningocoques B sont obligatoires chez tous les nourrissons. 

Le calendrier de vaccination est mis à jour régulièrement en fonction des actualités.

 

Que signifie avoir ses vaccins « à jour » ?

« Être à jour » dans ses vaccinations, c’est avoir reçu les vaccins recommandés en fonction de son âge et de ses risques, avec le bon nombre de doses de vaccin nécessaires pour être protégé. Mais si on n’est pas à jour, il n’est pas nécessaire de tout recommencer, il suffit de reprendre la vaccination au stade où elle a été interrompue et de compléter la vaccination. C’est ce qu’on appelle le « rattrapage ».

Il existe également un rattrapage possible pour la vaccination contre le papillomavirus (HPV) : les jeunes hommes et jeunes femmes qui n’auraient pas été vaccinés à l’adolescence peuvent désormais l’être jusqu’à l’âge de 26 ans avec le vaccin Gardasil. 

Il est important de penser à faire inscrire les vaccinations dans son carnet de santé ou dans son carnet de vaccination afin de savoir contre quelles maladies infectieuses on est protégé. Cette inscription permet par ailleurs d’assurer un suivi précis des vaccinations nécessitant un rappel.

 

Pourquoi faut-il être vacciné contre certaines maladies au-delà de l’enfance ?

Certaines maladies sont considérées comme des maladies infantiles et bénignes, alors qu’elles peuvent provoquer des complications physiques ou neurologiques graves, voire le décès. C’est pourquoi il est nécessaire d’être vacciné et de faire les rappels ou mises à jour des vaccins même à l’adolescence et à l’âge adulte.

 

Qui peut vacciner ?

Vous pouvez vous faire vacciner :

  • par un professionnel de santé : médecin généraliste, sage-femme, pédiatre, gynécologue, gériatre, infirmier …

  • dans les centres de vaccination publics (Coordonnées disponibles auprès des mairies, agences régionales de santé (ARS) ou conseils généraux) ;

  • dans les centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI) pour les enfants de moins de 7 ans ;

  • dans les services de médecine du travail ;

  • dans les centres de vaccination pour les voyageurs;

  • à la pharmacie : les pharmaciens peuvent prescrire et administrer aux adultes et aux enfants de plus de 11 ans l’ensemble des vaccins mentionnés dans le calendrier des vaccinations en vigueur conformément aux recommandations y figurant (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, grippe, papillomavirus humains, rougeole, oreillons, rubéole, etc.). Cet élargissement des compétences ne concerne pas la prescription de vaccins vivants chez des personnes immunodéprimées. Ils peuvent aussi vacciner les enfants de 5 ans et plus uniquement pour la Covid-19.

 

Combien coûte la vaccination ?

La plupart des vaccinations (achat du vaccin et injection) mentionnées dans le calendrier des vaccinations sont gratuites (le patient n’avance pas d’argent) quand elles sont effectuées par les centres de vaccination du secteur public.

Si la vaccination est réalisée par un médecin ou par une infirmière (sur prescription médicale), elle est prise en charge par l’Assurance maladie respectivement à 70 % et à 60 %.

Les vaccins protégeant contre les maladies suivantes sont remboursés à 65 % sur prescription médicale : coqueluche, diphtérie, tétanos, rougeole, oreillons, rubéole, poliomyélite (ou polio), tuberculose, varicelle, hépatite B, infections à haemophilus influenzae B, infections à papillomavirus humains (HPV), infections à pneumocoque, infection invasive à méningocoque du sérogroupe C. La partie restante est généralement remboursée par les mutuelles.

Le ROR (rougeole, oreillons, rubéole) est le seul vaccin pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie jusqu’à l’âge de 17 ans inclus.

 

N’hésitez pas à parcourir le site Vaccination Info service pour tout savoir sur les maladies, les vaccins et les recommandations vaccinales.

Consulter le calendrier de vaccination

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Comment bien choisir ses compléments alimentaires ?

Sommeil, gestion du poids, fatigue, fertilité, ménopause, chute des cheveux, santé de la peau, concentration, mémoire… Les compléments alimentaires sont aujourd’hui associés à un large éventail de problématiques de santé. Que met-on derrière le mot « complément alimentaire » ? Quels sont les compléments alimentaires nécessaires ? Comment bien les choisir ? Faisons le point.

 

Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ?

On entend par compléments alimentaires, « les denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés… » (Directive 2002/46/CE du Parlement européen, transposée par le décret n°2006-352 du 20 mars 2006).

Le complément alimentaire n’est pas un médicament. Il ne peut donc, par définition, revendiquer aucun effet thérapeutique. Par ailleurs, les allégations nutritionnelles et de santé, susceptibles d’être indiquées sur les produits, sont strictement encadrées par la réglementation européenne. A ce jour, un nombre limité d’allégations santé est autorisé.

Le complément alimentaire n’a pas les mêmes obligations que le médicament

Les médicaments font l’objet de nombreux contrôles et obligations légales avant et après leur mise sur le marché. C’est un produit très encadré et, à juste titre, un produit dans lequel nous pouvons avoir confiance.

A la différence des médicaments, la commercialisation des compléments alimentaires ne nécessite pas d’autorisation de mise sur le marché. Vous en trouverez ainsi dans les commerces bio, les grandes surfaces, sur le web, etc.

La composition du complément alimentaire est cependant encadrée par décret

La composition des compléments alimentaires est toutefois strictement encadrée par décret.

Les compléments alimentaires commercialisés en France doivent contenir exclusivement :

  • des nutriments ou des substances à but nutritionnel ou physiologique tels que des vitamines ou des minéraux (vitamine C ou zinc par exemple),
  • des plantes considérées traditionnellement comme alimentaires (fleur de camomille ou thym, par exemple),
  • des aliments autorisés dans l’alimentation humaine (fruits et légumes),
  • des additifs et arômes autorisés dans l’alimentation (l’éthylvanilline est par exemple utilisée pour son arôme de vanille)

La DGCCRF effectue de nombreux contrôles

La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) contrôle de nombreux établissements chaque année : entreprises de production, parapharmacies, laboratoires, grandes surfaces, …

Elle vérifie la conformité des compléments alimentaires à la législation et par rapport à ce qui est indiqué sur le packaging à destination du consommateur.

Les contrôles 2023, révélées fin 2025, ont dévoilé de nombreuses anomalies, notamment sur les compléments alimentaires destinés aux enfants (de la naissance à l’âge de 10 ans) :

  • Emploi d’allégations thérapeutiques interdites,
  • Emploi d’allégations non justifiées,
  • Problèmes de composition

C’est pourquoi il est toujours préférable d’acheter ses compléments alimentaires en pharmacie, plutôt que sur Internet.

 

De quels compléments alimentaires a-t-on besoin ?

Certains groupes de population ont des besoins plus importants en supplémentation

Certaines populations sont plus vulnérables. Elles peuvent présenter des carences réelles, en raison de besoins accrus ou d’apports insuffisants :

  • les femmes enceintes,
  • les enfants,
  • les femmes ménopausées,
  • les personnes âgées
  • les personnes végétaliennes : un régime végétalien, par exemple, exclut totalement la vitamine B12, que l’on ne trouve que dans les produits d’origine animale.
  • les personnes ayant un régime alimentaire sans poissons ni de fruits de mer : la couverture des besoins en EPA et DHA (acides gras polyinsaturés à longue chaîne essentiels au bon fonctionnement de l’organisme) n’est pas assurée.

De façon générale, tout régime alimentaire manquant de diversité expose à un risque de déséquilibre nutritionnel. Dans ces situations spécifiques, les compléments alimentaires peuvent représenter une solution pertinente — mais ils ne doivent pas être pris à la légère. Il est fortement conseillé de consulter un professionnel de santé avant d’y avoir recours.

 

Les compléments alimentaires dont la population a le plus besoin

Les compléments alimentaires nécessaires sont dans la plupart des cas :

  • La vitamine D : très difficile à trouver dans l’alimentation, supplémentation nécessaire en hiver et/ou dans les régions manquant de soleil
  • Le magnésium : pour réduire le stress chronique et la fatigue, aide à réguler le système nerveux
  • Les Omégas 3 : si vous ne consommez pas de poissons gras 3 fois par semaine (harengs, maquereaux, sardines, saumon, anchois, thon, etc.). La Commission européenne recommande de consommer chaque semaine environ 100 g de poisson, de préférence des poissons gras.
  • Le zinc : en cas de carence vérifiée par une prise de sang, en cas d’alimentation végétale, en cas de troubles hormonaux (dysthyroïdie, etc.)
  • Le fer : en cas de carence diagnostiquée dans un dosage sanguin.

 

Comment bien choisir ses compléments alimentaires ?

Prendre un complément alimentaire n’est jamais anodin.

  1. Demandez toujours conseil à un professionnel de santé pour éviter les mauvaises interactions avec d’autres médicaments (Ne faites pas confiance aux sites internet qui rédigent des articles du type « Les 10 meilleures marques de compléments alimentaires »)
  2. Respectez toujours les conseils d’utilisation indiqués dans la notice et les doses journalières recommandées
  3. Choisissez des compléments alimentaires de bonne qualité avec une bonne biodisponibilité (pour le magnésium notamment),
  4. Ne prenez pas de compléments alimentaires en continue
  5. Evitez de prendre plusieurs compléments alimentaires en même temps
  6. Fuyez les compléments alimentaires avec allégations « miracle »
  7. Privilégiez l’achat de compléments en pharmacie : Il y a de nombreux circuits de distribution de compléments alimentaires. S’assurer de la qualité, du respect des obligations d’informations, de l’efficacité et de la sécurité fait partie du travail du pharmacien. Son conseil éclairé permet de consommer ces produits parfois risqués (notamment en raison des interactions avec les médicaments) en toute sérénité : vitamines, chute de cheveux, douleurs, arthrose, plantes, …

 

Sources :

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/laction-de-la-dgccrf/les-enquetes-et-les-controles/complements-alimentaires-des-anomalies-encore-trop-nombreuses

https://www.economie.gouv.fr/particuliers/mes-droits-conso/alimentation/complements-alimentaires-ce-quil-faut-savoir#

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