Semaine européenne de la vaccination 2026

La Semaine Européenne de la Vaccination (SEV) a lieu du 27 avril au 3 mai 2026. Elle a été créée par l’Organisation Mondiale de la Santé en 2005 et se déroule dans près de 200 pays. L’objectif de cette semaine est de promouvoir l’efficacité de la vaccination à tous les âges tout en rappelant qu’elle est la meilleure protection contre certaines maladies infectieuses. Elle est également l’occasion pour chacun de faire le point sur ses vaccins, en vérifiant ou en faisant vérifier son carnet de santé ou son carnet de vaccination par son médecin, son pharmacien, sa sage-femme… et de les mettre à jour si nécessaire.

 

À quoi sert la vaccination ?

Le bénéfice de la vaccination est double : elle permet de se protéger soi-même mais aussi de protéger les autres, notamment les personnes les plus fragiles de son entourage (nouveau-nés, femmes enceintes, personnes qui souffrent d’une affection chronique ou temporaire contre-indiquant la vaccination, personnes âgées).

Pour être protégé, les vaccinations doivent être à jour.

La durée de protection d’un vaccin dépend de nombreux paramètres :

  • âge,
  • type de vaccin utilisé,
  • présence ou non d’adjuvant, etc.

Certaines vaccinations ne nécessitent qu’une seule dose et permettent d’être protégées tout au long de sa vie, alors que pour d’autres maladies, les vaccinations impliquent des rappels réguliers, y compris à l’adolescence et à l’âge adulte pour maintenir l’efficacité de la protection.

Beaucoup de maladies seraient éliminées si la couverture vaccinale était meilleure. On estime qu’il faut que 95 % des personnes transmettant le virus soient protégées pour y arriver. C’est pour cette raison que des actions autour de la vaccination se multiplient. Mais en parallèle, certains détracteurs cherchent à discréditer cet acte civique.

 

Quels sont les principes de la vaccination ?

La vaccination est un acte préventif, destiné à protéger des maladies pour lesquels il n’existe pas de traitement efficace. Par un jeu de mémoire, le corps humain s’immunise contre la maladie quelque temps après la vaccination.

Le vaccin introduit dans le corps une forme inactive du microbe. En réaction, le corps produit des défenses : les anticorps.

Lorsque le vrai microbe actif rentre dans le corps, il est reconnu par les défenses qui l’éliminent. La maladie ne se développe pas.

C’est ainsi que la France a pu diminuer de manière considérable l’impact de certaines maladies (10,100, 1000, … 100 000 fois moins qu’il y a 100 ans). Il y a même certaines maladies éradiquées avec le vaccin, comme par exemple la variole ou la polyomyélite (du moins en France), contre laquelle on vaccine de manière obligatoire les nourrissons français.

 

Pourquoi avons-nous des vaccins obligatoires en France ?

Avant les vaccins, certaines maladies comme la diphtérie, le tétanos ou la poliomyélite étaient responsables de plusieurs milliers de décès d’enfants par an. L’Etat a donc décidé de les rendre obligatoires et pris en charge par l’Assurance maladie afin que tous les enfants puissent y avoir accès et être protégés.

Depuis 2018, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae b, l’hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons et la rubéole sont obligatoires avant l’âge de 2 ans.

Depuis le 1er janvier 2025, les vaccins contre les méningocoques ACWY et méningocoques B sont obligatoires chez tous les nourrissons. 

Le calendrier de vaccination est mis à jour régulièrement en fonction des actualités.

 

Que signifie avoir ses vaccins « à jour » ?

« Être à jour » dans ses vaccinations, c’est avoir reçu les vaccins recommandés en fonction de son âge et de ses risques, avec le bon nombre de doses de vaccin nécessaires pour être protégé. Mais si on n’est pas à jour, il n’est pas nécessaire de tout recommencer, il suffit de reprendre la vaccination au stade où elle a été interrompue et de compléter la vaccination. C’est ce qu’on appelle le « rattrapage ».

Il existe également un rattrapage possible pour la vaccination contre le papillomavirus (HPV) : les jeunes hommes et jeunes femmes qui n’auraient pas été vaccinés à l’adolescence peuvent désormais l’être jusqu’à l’âge de 26 ans avec le vaccin Gardasil. 

Il est important de penser à faire inscrire les vaccinations dans son carnet de santé ou dans son carnet de vaccination afin de savoir contre quelles maladies infectieuses on est protégé. Cette inscription permet par ailleurs d’assurer un suivi précis des vaccinations nécessitant un rappel.

 

Pourquoi faut-il être vacciné contre certaines maladies au-delà de l’enfance ?

Certaines maladies sont considérées comme des maladies infantiles et bénignes, alors qu’elles peuvent provoquer des complications physiques ou neurologiques graves, voire le décès. C’est pourquoi il est nécessaire d’être vacciné et de faire les rappels ou mises à jour des vaccins même à l’adolescence et à l’âge adulte.

 

Qui peut vacciner ?

Vous pouvez vous faire vacciner :

  • par un professionnel de santé : médecin généraliste, sage-femme, pédiatre, gynécologue, gériatre, infirmier …

  • dans les centres de vaccination publics (Coordonnées disponibles auprès des mairies, agences régionales de santé (ARS) ou conseils généraux) ;

  • dans les centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI) pour les enfants de moins de 7 ans ;

  • dans les services de médecine du travail ;

  • dans les centres de vaccination pour les voyageurs;

  • à la pharmacie : les pharmaciens peuvent prescrire et administrer aux adultes et aux enfants de plus de 11 ans l’ensemble des vaccins mentionnés dans le calendrier des vaccinations en vigueur conformément aux recommandations y figurant (diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, grippe, papillomavirus humains, rougeole, oreillons, rubéole, etc.). Cet élargissement des compétences ne concerne pas la prescription de vaccins vivants chez des personnes immunodéprimées. Ils peuvent aussi vacciner les enfants de 5 ans et plus uniquement pour la Covid-19.

 

Combien coûte la vaccination ?

La plupart des vaccinations (achat du vaccin et injection) mentionnées dans le calendrier des vaccinations sont gratuites (le patient n’avance pas d’argent) quand elles sont effectuées par les centres de vaccination du secteur public.

Si la vaccination est réalisée par un médecin ou par une infirmière (sur prescription médicale), elle est prise en charge par l’Assurance maladie respectivement à 70 % et à 60 %.

Les vaccins protégeant contre les maladies suivantes sont remboursés à 65 % sur prescription médicale : coqueluche, diphtérie, tétanos, rougeole, oreillons, rubéole, poliomyélite (ou polio), tuberculose, varicelle, hépatite B, infections à haemophilus influenzae B, infections à papillomavirus humains (HPV), infections à pneumocoque, infection invasive à méningocoque du sérogroupe C. La partie restante est généralement remboursée par les mutuelles.

Le ROR (rougeole, oreillons, rubéole) est le seul vaccin pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie jusqu’à l’âge de 17 ans inclus.

 

N’hésitez pas à parcourir le site Vaccination Info service pour tout savoir sur les maladies, les vaccins et les recommandations vaccinales.

Consulter le calendrier de vaccination

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Comment bien choisir ses compléments alimentaires ?

Sommeil, gestion du poids, fatigue, fertilité, ménopause, chute des cheveux, santé de la peau, concentration, mémoire… Les compléments alimentaires sont aujourd’hui associés à un large éventail de problématiques de santé. Que met-on derrière le mot « complément alimentaire » ? Quels sont les compléments alimentaires nécessaires ? Comment bien les choisir ? Faisons le point.

 

Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ?

On entend par compléments alimentaires, « les denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés… » (Directive 2002/46/CE du Parlement européen, transposée par le décret n°2006-352 du 20 mars 2006).

Le complément alimentaire n’est pas un médicament. Il ne peut donc, par définition, revendiquer aucun effet thérapeutique. Par ailleurs, les allégations nutritionnelles et de santé, susceptibles d’être indiquées sur les produits, sont strictement encadrées par la réglementation européenne. A ce jour, un nombre limité d’allégations santé est autorisé.

Le complément alimentaire n’a pas les mêmes obligations que le médicament

Les médicaments font l’objet de nombreux contrôles et obligations légales avant et après leur mise sur le marché. C’est un produit très encadré et, à juste titre, un produit dans lequel nous pouvons avoir confiance.

A la différence des médicaments, la commercialisation des compléments alimentaires ne nécessite pas d’autorisation de mise sur le marché. Vous en trouverez ainsi dans les commerces bio, les grandes surfaces, sur le web, etc.

La composition du complément alimentaire est cependant encadrée par décret

La composition des compléments alimentaires est toutefois strictement encadrée par décret.

Les compléments alimentaires commercialisés en France doivent contenir exclusivement :

  • des nutriments ou des substances à but nutritionnel ou physiologique tels que des vitamines ou des minéraux (vitamine C ou zinc par exemple),
  • des plantes considérées traditionnellement comme alimentaires (fleur de camomille ou thym, par exemple),
  • des aliments autorisés dans l’alimentation humaine (fruits et légumes),
  • des additifs et arômes autorisés dans l’alimentation (l’éthylvanilline est par exemple utilisée pour son arôme de vanille)

La DGCCRF effectue de nombreux contrôles

La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) contrôle de nombreux établissements chaque année : entreprises de production, parapharmacies, laboratoires, grandes surfaces, …

Elle vérifie la conformité des compléments alimentaires à la législation et par rapport à ce qui est indiqué sur le packaging à destination du consommateur.

Les contrôles 2023, révélées fin 2025, ont dévoilé de nombreuses anomalies, notamment sur les compléments alimentaires destinés aux enfants (de la naissance à l’âge de 10 ans) :

  • Emploi d’allégations thérapeutiques interdites,
  • Emploi d’allégations non justifiées,
  • Problèmes de composition

C’est pourquoi il est toujours préférable d’acheter ses compléments alimentaires en pharmacie, plutôt que sur Internet.

 

De quels compléments alimentaires a-t-on besoin ?

Certains groupes de population ont des besoins plus importants en supplémentation

Certaines populations sont plus vulnérables. Elles peuvent présenter des carences réelles, en raison de besoins accrus ou d’apports insuffisants :

  • les femmes enceintes,
  • les enfants,
  • les femmes ménopausées,
  • les personnes âgées
  • les personnes végétaliennes : un régime végétalien, par exemple, exclut totalement la vitamine B12, que l’on ne trouve que dans les produits d’origine animale.
  • les personnes ayant un régime alimentaire sans poissons ni de fruits de mer : la couverture des besoins en EPA et DHA (acides gras polyinsaturés à longue chaîne essentiels au bon fonctionnement de l’organisme) n’est pas assurée.

De façon générale, tout régime alimentaire manquant de diversité expose à un risque de déséquilibre nutritionnel. Dans ces situations spécifiques, les compléments alimentaires peuvent représenter une solution pertinente — mais ils ne doivent pas être pris à la légère. Il est fortement conseillé de consulter un professionnel de santé avant d’y avoir recours.

 

Les compléments alimentaires dont la population a le plus besoin

Les compléments alimentaires nécessaires sont dans la plupart des cas :

  • La vitamine D : très difficile à trouver dans l’alimentation, supplémentation nécessaire en hiver et/ou dans les régions manquant de soleil
  • Le magnésium : pour réduire le stress chronique et la fatigue, aide à réguler le système nerveux
  • Les Omégas 3 : si vous ne consommez pas de poissons gras 3 fois par semaine (harengs, maquereaux, sardines, saumon, anchois, thon, etc.). La Commission européenne recommande de consommer chaque semaine environ 100 g de poisson, de préférence des poissons gras.
  • Le zinc : en cas de carence vérifiée par une prise de sang, en cas d’alimentation végétale, en cas de troubles hormonaux (dysthyroïdie, etc.)
  • Le fer : en cas de carence diagnostiquée dans un dosage sanguin.

 

Comment bien choisir ses compléments alimentaires ?

Prendre un complément alimentaire n’est jamais anodin.

  1. Demandez toujours conseil à un professionnel de santé pour éviter les mauvaises interactions avec d’autres médicaments (Ne faites pas confiance aux sites internet qui rédigent des articles du type « Les 10 meilleures marques de compléments alimentaires »)
  2. Respectez toujours les conseils d’utilisation indiqués dans la notice et les doses journalières recommandées
  3. Choisissez des compléments alimentaires de bonne qualité avec une bonne biodisponibilité (pour le magnésium notamment),
  4. Ne prenez pas de compléments alimentaires en continue
  5. Evitez de prendre plusieurs compléments alimentaires en même temps
  6. Fuyez les compléments alimentaires avec allégations « miracle »
  7. Privilégiez l’achat de compléments en pharmacie : Il y a de nombreux circuits de distribution de compléments alimentaires. S’assurer de la qualité, du respect des obligations d’informations, de l’efficacité et de la sécurité fait partie du travail du pharmacien. Son conseil éclairé permet de consommer ces produits parfois risqués (notamment en raison des interactions avec les médicaments) en toute sérénité : vitamines, chute de cheveux, douleurs, arthrose, plantes, …

 

Sources :

https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/laction-de-la-dgccrf/les-enquetes-et-les-controles/complements-alimentaires-des-anomalies-encore-trop-nombreuses

https://www.economie.gouv.fr/particuliers/mes-droits-conso/alimentation/complements-alimentaires-ce-quil-faut-savoir#

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Le sommeil : pilier fondamental de notre santé et bien-être

En 50 ans, les Français ont perdu 1 h 30 de sommeil. Le sommeil est de plus en plus sacrifié au profit d’obligations professionnelles, de loisirs numériques ou d’un rythme de vie effréné. À l’occasion de la 26e Journée nationale du Sommeil, le 13 mars 2026, il est urgent de rappeler que le sommeil est un pilier fondamental de notre santé. Cet article fait le point sur l’état du sommeil des Français, son fonctionnement, les troubles qui peuvent l’affecter et les bonnes pratiques pour le préserver.

 

Les Français et le sommeil : ce que révèle l’enquête OpinionWay pour l’INSV 2025 

Chaque année à l’occasion de la Journée du Sommeil, l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV), en partenariat avec la Fondation VINCI Autoroutes, publie les résultats d’une grande enquête menée par OpinionWay auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 Français âgés de 18 à 65 ans. L’édition 2025 dresse un tableau préoccupant du rapport des Français à leur sommeil.

Des durées de sommeil insuffisantes

Si la durée moyenne de sommeil des Français a légèrement progressé par rapport à 2024, atteignant 7 h 04 les jours de semaine (contre 6 h 42 en 2024) et 7 h 38 le week-end, ces chiffres masquent de profondes inégalités. Surtout, ils restent très loin des 8 h 14 enregistrées en 2019, avant la crise du Covid, signe d’une dégradation structurelle du sommeil sur la décennie.

  • 1/5 des Français dort moins de 6 heures par nuit — bien en deçà des recommandations de santé
  • 73 % des Français se réveillent au moins une fois par nuit, avec en moyenne deux réveils nocturnes
  • 45 % des Français sont confrontés à au moins un trouble du sommeil
  • Un quart des Français souffre de somnolence diurne — un chiffre qui monte à 36 % chez les moins de 25 ans

Des horaires de plus en plus décalés

L’enquête révèle que les Français se couchent de plus en plus tard : 23 h 11 en semaine en moyenne (contre 23 h 06 en 2024) et 23 h 55 le week-end (contre 23 h 46 en 2024). Ce décalage progressif des horaires contribue à creuser la dette de sommeil, particulièrement marquée chez les jeunes adultes.

La somnolence : un danger sous-estimé

Au-delà de la fatigue ressentie, la somnolence diurne, qui se traduit par un besoin incontrôlé de dormir dans la journée, constitue un véritable enjeu de sécurité publique. Selon l’enquête, 32 % des Français ayant conduit au cours des 12 derniers mois déclarent avoir vécu un épisode de somnolence les forçant à s’arrêter. Une étude complémentaire menée auprès de 13 187 conducteurs abonnés au télépéage indique qu’un conducteur sur trois a connu au moins un épisode de somnolence sévère dans l’année, et que 40 % d’entre eux ont déclaré un quasi-accident ou un accident lié à cette somnolence.

Sommeil et santé mentale : un lien de plus en plus documenté

L’édition 2025 met particulièrement en lumière le lien entre dégradation du sommeil et santé mentale. Depuis 2020, les indicateurs d’anxiété, d’irritabilité et de troubles de l’humeur progressent de façon concomitante à la hausse de la somnolence et à la réduction du temps de sommeil. Ce cercle vicieux — où le manque de sommeil aggrave l’état psychologique, et réciproquement — nécessite une prise en charge conjointe selon les spécialistes de l’INSV.

 

Le sommeil : comment ça marche ?

Une architecture complexe en cycles

Le sommeil n’est pas un état passif et uniforme : il s’organise en cycles d’environ 90 minutes qui se succèdent tout au long de la nuit. Une nuit complète comprend en général trois à cinq cycles. Chaque cycle est composé de deux grandes phases :

  • Le sommeil lent, lui-même divisé en sommeil léger (phases 1 et 2), puis en sommeil lent profond (phases 3 et 4). Durant cette phase, toutes les fonctions du corps ralentissent : le rythme cardiaque, la respiration, l’activité cérébrale. C’est le moment de la récupération physique et de la consolidation mémorielle. Le sommeil profond représente environ 25 % du temps de sommeil total, soit environ 2 heures par nuit chez l’adulte.
  • Le sommeil paradoxal, qui suit le sommeil lent. Paradoxal, car si le corps est profondément immobile (atonie musculaire), le cerveau est en pleine effervescence, avec une activité proche de celle de l’éveil. C’est la phase des rêves, associée au traitement émotionnel et à la mémorisation à long terme.

En début de nuit, le sommeil profond prédomine. À mesure que la nuit avance, les cycles contiennent de plus en plus de sommeil paradoxal. C’est pourquoi les dernières heures de sommeil sont particulièrement précieuses pour la mémoire et l’équilibre émotionnel.

Les fonctions essentielles du sommeil

Loin d’être une simple période de repos, le sommeil remplit des fonctions biologiques et cognitives importantes :

  • Récupération physique : réparation des tissus, sécrétion d’hormones de croissance, renforcement du système immunitaire.
  • Consolidation mémorielle : une personne qui s’endort juste après avoir appris une information améliore sa mémorisation de 30 %.
  • Régulation émotionnelle : le sommeil paradoxal aide à traiter les émotions vécues dans la journée.
  • Régulation métabolique : un manque chronique de sommeil est associé à un risque accru d’obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.

L’horloge biologique et la mélatonine

Le sommeil est régi par l’horloge biologique interne (rythme circadien), un cycle d’environ 24 heures. Lorsque la lumière diminue le soir, le cerveau sécrète la mélatonine, hormone qui favorise l’endormissement et signale à l’organisme que la nuit est venue.

Tout facteur perturbant cette sécrétion — notamment la lumière bleue des écrans — retarde et dégrade l’endormissement.

La durée de sommeil idéale est celle qui permet de se sentir en forme dès le lendemain matin : en moyenne 7 à 8 heures chez l’adulte, avec des variations individuelles importantes selon les profils « petits dormeurs » ou « grands dormeurs ».

 

Les principaux troubles du sommeil

Selon l’enquête OpinionWay-INSV 2025, 45 % des Français déclarent souffrir d’au moins un trouble du sommeil. Ces troubles sont multiples et peuvent se cumuler.

L’insomnie concerne 21 % des Français

L’insomnie est le trouble le plus répandu. Elle se définit comme un manque ou une mauvaise qualité de sommeil qui retentit sur les activités physiques, psychiques et sociales de la journée.

Elle peut se manifester sous trois formes :

  • des difficultés d’endormissement,
  • des réveils nocturnes répétés,
  • un réveil trop précoce.

On parle d’insomnie chronique lorsque ces troubles surviennent plus de trois fois par semaine depuis plus de trois mois.

Plus de la moitié des insomnies ont pour origine le stress, l’anxiété ou la dépression.

Des événements de vie, qu’ils soient positifs ou négatifs — mariage, divorce, changement professionnel — peuvent en être déclencheurs.

 Si l’insomnie est souvent passagère, elle peut devenir chronique et constituer, à ce stade, une maladie à part entière.

Le tabac, l’alcool, les excitants, les écrans et un rythme de vie irrégulier figurent parmi les principaux facteurs favorisants.

Télécharger la brochure sur l’insomnie du réseau Morphée

 

L’apnée du sommeil (9 % des Français)

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) se caractérise par des arrêts répétés de la respiration pendant le sommeil, entraînant une fragmentation du sommeil et une hypoxie nocturne. Ces pauses respiratoires peuvent survenir des dizaines, voire des centaines de fois par nuit sans que la personne s’en souvienne.

Le signe d’alerte le plus fréquent est le ronflement intense, associé à une fatigue persistante en journée malgré une durée de sommeil suffisante. Non traitée, l’apnée du sommeil augmente significativement le risque de maladies cardiovasculaires, d’hypertension et de diabète. Le traitement de référence est la ventilation en pression positive continue (PPC).

 

Le syndrome des jambes sans repos (7 % des Français)

Le syndrome des jambes sans repos (SJSR), aussi appelé maladie de Willis-Ekbom, se manifeste par des sensations désagréables dans les membres inférieurs — fourmillements, picotements, tension, brûlures — survenant au repos et s’atténuant avec le mouvement.

Ces symptômes s’aggravent en soirée et la nuit, rendant l’endormissement très difficile. Les mouvements périodiques des membres qui y sont souvent associés fragmentent encore davantage le sommeil.

Ce syndrome, fréquemment sous-diagnostiqué, peut être lié à des carences en fer, à une insuffisance rénale ou à certains médicaments.

 

Les troubles du rythme circadien (13 % des Français)

Ces troubles surviennent lorsque l’horloge biologique interne est désynchronisée par rapport à l’environnement.

Ils peuvent prendre la forme d’un syndrome de retard de phase (endormissements et levers très tardifs), fréquent chez les adolescents et jeunes adultes, ou résulter d’un travail décalé, de nuits irrégulières ou de voyages traversant plusieurs fuseaux horaires (jet lag).

 

Lorsque l’écart entre l’heure du coucher en semaine et le week-end dépasse deux heures, on parle de « jet lag social », qui contribue à une dette de sommeil chronique.

 

Les autres troubles : cauchemars, somnambulisme, narcolepsie

Les autres troubles du sommeil sont :

  • des cauchemars récurrents (8 % des Français),
  • du somnambulisme (3 %),
  • des cas de narcolepsie ou d’hypersomnie (2 %), caractérisés par une somnolence excessive pendant la journée.

Ces parasomnies, bien que moins fréquentes, peuvent sérieusement affecter la qualité de vie et nécessitent souvent une consultation spécialisée dans un centre du sommeil. Un enregistrement du sommeil (polysomnographie) peut être prescrit pour identifier précisément les troubles et adapter la prise en charge.

 

Les bonnes pratiques pour bien dormir

Dans la grande majorité des cas, il est possible d’améliorer son sommeil en adoptant de bonnes habitudes d’hygiène de vie. Voici les recommandations des spécialistes, fondées sur les données scientifiques les plus récentes.

Respecter des horaires réguliers

  • Se coucher et se lever à des heures fixes — y compris le week-end — est l’un des leviers les plus puissants pour stabiliser le rythme circadien.
  • Évitez les grasses matinées et les décalages de plus de 30 à 45 minutes entre semaine et week-end. La régularité des horaires permet de synchroniser l’horloge biologique et de faciliter l’endormissement.

 

Limiter les écrans avant le coucher

La lumière bleue émise par les smartphones, tablettes et ordinateurs bloque la sécrétion de mélatonine et maintient le cerveau en état d’alerte. Il est conseillé d’arrêter l’usage des écrans au moins une heure avant d’aller dormir, et d’activer en soirée les modes « nuit » ou de réduire la luminosité. Évitez également les notifications nocturnes qui fragmentent le sommeil.

 

Surveiller son alimentation et ses boissons

Contrairement à une idée reçue, l’alcool ne favorise pas un bon sommeil : s’il peut faciliter l’endormissement, il fragmente la deuxième partie de la nuit et dégrade la qualité du sommeil paradoxal.

Il est recommandé d’éviter :

  • le café, le thé et les boissons énergisantes après 14 h,
  • les repas copieux en soirée,
  • la consommation de tabac, dont la nicotine car elle a un effet excitant.

Le dîner idéal est léger, peu gras et pris au moins deux heures avant le coucher.

 

Pratiquer une activité physique régulière

L’exercice physique est un allié majeur du sommeil, à condition d’être pratiqué au bon moment. Une activité physique régulière en journée améliore la qualité et la profondeur du sommeil. En revanche, un sport intense moins de 3 heures avant le coucher peut retarder l’endormissement en maintenant le corps à un niveau d’éveil trop élevé.

Créer un environnement propice au sommeil

La chambre à coucher doit être pensée comme un sanctuaire du sommeil. Les conditions idéales sont une température fraîche (entre 18 et 20 °C), une obscurité totale (les veilleuses des appareils électriques perturbent la production de mélatonine), et un silence ou un fond sonore neutre.

Il est conseillé de réserver la chambre au sommeil et à l’intimité, et de ne pas y travailler ni regarder la télévision.

La sieste : une alliée à bien doser

La sieste est un excellent outil de récupération à condition d’en maîtriser les modalités.

La sieste doit être courte — entre 5 et 20 minutes — pour éviter d’entrer en sommeil profond et de perturber le sommeil nocturne.

Le créneau idéal se situe entre 12 h et 15 h, lorsque la vigilance baisse naturellement.

Au-delà de 16 h ou pour une durée supérieure à une heure, elle risque de repousser l’endormissement du soir.

 

S’exposer à la lumière naturelle dès le matin

La lumière naturelle est le principal synchroniseur de l’horloge biologique. S’y exposer dès le réveil — en ouvrant les volets, en se promenant ou en utilisant une lampe de luminothérapie — aide à fixer les horaires d’endormissement et à mieux dormir la nuit suivante. Cette pratique est particulièrement recommandée en hiver, lorsque la lumière naturelle est insuffisante.

 

Quand consulter un médecin ?

Si malgré ces mesures d’hygiène du sommeil, les troubles persistent ou s’aggravent, il est important d’en parler à son médecin traitant. Ce dernier pourra orienter vers un bilan adapté, voire vers un centre spécialisé du sommeil si nécessaire.

Des solutions efficaces existent :

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC), aujourd’hui considérée comme le traitement de référence contre l’insomnie chronique, permet de modifier en profondeur les comportements et pensées qui nuisent au sommeil, sans les effets secondaires des somnifères.

 

Faite le test pour évaluer la qualité de votre sommeil

 

Sources :

Le programme

Ameli.fr – Insomnie de l’adulte : définition, facteurs favorisants et traitement

Haute Autorité de Santé (HAS) – Prise en charge de l’insomnie de l’adulte

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Cancer colorectal : un des cancers les plus guérissables grâce au dépistage précoce

Le cancer colorectal est le cancer du colon et du rectum. Chaque année, il touche plus de 47 500 personnes (hommes et femmes à quasi égalité) et cause près de 17 000 décès. C’est l’un des cancers les plus courants et les plus redoutables, mais il est également l’un des plus guérissables. C’est là tout l’intérêt de la campagne Mars Bleu, qui vise à sensibiliser la population à l’importance du dépistage précoce. Quels sont les symptômes du cancer colorectal et quels sont les moyens de le prévenir ?

 

Qu’est-ce que le cancer colorectal ?

Le cancer colorectal est une tumeur qui touche le colon et le rectum, ce qu’on appelle le gros intestin. C’est la dernière partie du tube digestif. Environ 40 % des cancers touchent le rectum et 60 % le côlon. Elle se développe à partir des cellules de la paroi du tube digestif, formant en premier lieu une tumeur bénigne, un polype. Ce dernier se développe lentement et peut devenir cancéreux.

Le cancer colorectal se développe silencieusement pendant de nombreuses années, et les symptômes ne se manifestent souvent qu’à un stade avancé. 

 

Age du cancer du colon 

  • L’âge médian au diagnostic est de 71 ans chez l’homme et de 72 ans chez la femme. 
  • L’âge médian au moment du décès est de 77 ans chez l’homme et de 81 ans chez la femme. 

 

Un des cancers les plus meutriers alors qu’il se guérit bien

  • Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus fréquent chez l’homme, après ceux de la prostate et du poumon. Il représente 11,2% de l’ensemble des nouveaux cas de cancers masculins.
  • Chez la femme, ce cancer est le deuxième plus fréquent après le cancer du sein (11,3% de l’ensemble des nouveaux cas de cancers féminins).
  • Le cancer colorectal est un des cancers les plus meurtriers en France. Avec plus de 17 000 décès annuel, c’est la deuxième cause de décès par cancer en France.

Pourtant, cette maladie peut être facilement soignée si elle prise suffisamment tôt. C’est justement l’intérêt de ces campagnes de dépistage précoce.

 

Quels sont les symptômes du cancer colorectal ?

Les symptômes à surveiller sont : 

  • des troubles du transit intestinal, avec une constipation qui s’aggrave, une diarrhée qui ne passe pas 
  • des nausées et vomissements fréquents
  • un besoin pressant d’aller aux toilettes 
  • des selles plus étroites que d’habitude 
  • une sensation d’évacuation incomplète du rectum 
  • la présence de sang dans les selles 

 

Comment prévenir le cancer colorectal ?

Les facteurs de risque du cancer colorectal

Certains facteurs augmentent le risque de développer un cancer colorectal :

  • les antécédents personnels ou familiaux de cancer colorectal (risque estimé multiplié par trois en présence d’antécédents familiaux),
  • la présence de polypes
  • le syndrome de Lynch ou HNPCC (Hereditary Non Polyposis Colorectal Cancer) (environ 3% des cancers colorectaux sont dus au syndrome de Lynch),
  • la polypose adénomateuse familiale,
  • des maladies inflammatoires (maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique),
  • le tabagisme,
  • la consommation excessive d’alcool,
  • la sédentarité,
  • une alimentation déséquilibrée (consommation importante de graisse animale),
  • l’obésité,
  • L’exposition à l’amiante,
  • le manque d’activité physique.

 

A savoir : 95 % des cancers colorectaux sont diagnostiqués chez des personnes âgées de plus de 50 ans.

 

La prévention du cancer colorectal

Pour réduire le risque de développer un cancer du côlon et/ou du rectum, il est essentiel d’adopter des mesures préventives simples :

  • Adopter une alimentation saine, riche en fibres, fruits et légumes et pauvre en graisses saturées (viande rouge, charcuteries),
  • Pratiquer régulièrement une activité physique. Des études montrent une réduction du risque de 40 à 50 % des cancers colorectaux grâce à l’activité physique. Cet effet bénéfique semble être lié à l’accélération du transit intestinal réduisant l’exposition de la muqueuse digestive aux cancérogènes d’origine alimentaire. 

 

Le dépistage du cancer colorectal

 

L’importance de la détection précoce 

Dans plus de 80 % des cas, le cancer colorectal provient d’une tumeur bénigne sur un polype qui évolue lentement et finit par devenir cancéreuse. D’où l’importance de la détection précoce. En effet, le cancer colorectal peut être guéri s’il est détecté à un stade précoce.

S’il est détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10.

Le dépistage permet d’éviter plus de 6 000 décès par an en France. Il est particulièrement crucial pour les personnes âgées de 50 à 74 ans. Les chances de guérison sont significativement plus élevées lorsqu’un cancer colorectal est détecté et traité tôt. En effet, cela peut aider à identifier les anomalies avant qu’elles ne se transforment en cancers invasifs.

 

Le dépistage organisé du cancer colorectal

  • Depuis 2008, le dépistage organisé du cancer colorectal concerne les personnes âgées de 50 à 74 ans, avec « risque moyen », sans symptômes digestifs, sans antécédents personnels ou familiaux de maladie inflammatoire chronique de l’intesttin, de polype ou de cancer colorectal
  • Le dépistage organisé du cancer du côlon est simple, rapide et indolore. 
  • Le dépistage est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie. 
  • Il s’agit d’un test de dépistage fécal. Ce test consiste à prélever un échantillon de selles, qui est ensuite envoyé à un laboratoire pour analyse. Si du sang est détecté dans les selles, cela peut indiquer la présence d’une anomalie qui nécessite une évaluation supplémentaire.
  • Il s’effectue tous les 2 ans. 
  • Dans 96 % des cas, les résultats ne révèlent rien d’anormal. 

 

 

Comment se déroule le dépistage organisé du cancer colorectal ? 

  • Les persones âgées de 50 à 74 ans reçoivent une invitation au dépistage organisé du cancer colorectal de leur CPAM. 
  • Elles doivent ensuite commander gratuitement un kit de dépistage sur internet pour pratiquer le test tranquillement chez eux.
  • Une fois le kit reçu, il vous suffit de prélever un échantillon de selles à l’aide du matériel fourni et de renvoyer le test.
  • Vous recevrez ensuite les résultats environ 15 jours plus tard.

 

Comment se passe le dépistage du cancer colorectal en pharmacie ? 

Il est également possible de demander votre kit de dépistage à votre médecin ou votre pharmacien.

Les pharmacies jouent un rôle essentiel dans la sensibilisation et l’éducation des individus sur les mesures préventives à adopter. Ils peuvent vous fournir des conseils personnalisés sur l’alimentation, l’exercice physique et d’autres comportements sains pour réduire les risques de cancer du côlon. En cas de symptômes tels que la présence de sang dans les selles, une perte de poids inexpliquée, des douleurs abdominales persistantes ou des changements dans les habitudes intestinales, il est crucial de consulter un professionnel de la santé. 

 

Que se passe t-il en cas de test positif du cancer colorectal ?

En cas de test positif, vous devez prendre RDV avec votre médecin généraliste ou votre gastro-entérologue pour pratiquer des examens complémentaires.

On vous proposera rapidement une coloscopie et vous recevrez les résultats le jour même.

 

Le dépistage du cancer colorectal pour les personnes avec des antécédents familiaux ou personnels

Le dépistage organisé du cancer colorectal ne concerne pas les personnes « à risque », ayant des antécédents familiaux de cancer du côlon et du rectum ou les personnes ayant déjà des problèmes intestinaux.

Les personnes à risque se voient prescrire directement une coloscopie.

A savoir : la coloscopie détecte et soigne. Si des polypes sont détectés au moment de la coloscopie, ils sont retirés immédiatement avant qu’ils se transforment en cancers. 

 

 

Sources :

https://www.cancer.fr/professionnels-de-sante/statistiques-et-chiffres-sur-les-cancers/epidemiologie-des-cancers/cancer-colorectal

Cancer colorectal

 

 

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04 mars 2026 : Journée Mondiale de l’Obésité

Tous les 4 mars se déroule la Journée Mondiale de l’Obésité. Cet événement permet de mobiliser les énergies et de sensibiliser les mentalités afin de faire évoluer la vision du public en luttant contre les idées reçues. En raison de leur fréquence (un adulte sur deux), le surpoids et l’obésité constituent un enjeu de santé publique majeur. Quels sont les événements organisés à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Obésité ? Qu’est-ce que l’obésité ? Quels sont les chiffres de l’obésité en France ? Quelles en sont les causes et les conséquences ? Nous répondons à ces questions dans cet article. 

 

Quelles sont les actions mises en place lors la Journée Mondiale de l’Obésité ?

Cette année, la Ligue contre l’Obésité, qui organise la Journée Mondiale de Lutte contre l’Obésité renouvelle le challenge connecté « kilomètre contre l’obésité ». 

La semaine du 4 mars 2026, partout en France métropolitaine et en Outre-mer, les participants pourront marcher, courir, nager ou pédaler (etc.) au nom de la lutte contre l’obésité. Ils pourront enregistrer leurs kilomètres de marche, de course à pied, de natation ou de vélo sur le site de la Journée mondiale contre l’obésité. Le nombre de kilomètres parcourus et d’heures d’activité physique réalisés seront comptabilisées sur le site de la Ligue contre l’Obésité.

Inscrivez-vous pour participer au challenge

 

A partir de quel poids est-on obèse ?

Le surpoids et l’obésité correspondent à un excédent de graisse dans l’organisme pouvant nuire à la santé générale.

Pour savoir si vous souffrez d’obésité, il est nécessaire de calculer votre IMC (Indice de Masse Corporel).

L’indice de masse corporel (IMC) est l’indice utilisé dans le diagnostic de l’obésité. Il est calculé en divisant le poids (en kg) par la taille (en cm) au carré. 

  • Les personnes obèses ont un IMC supérieur à 30 kg/m2
  • Les personnes en surpoids ont un IMC compris entre 25 et 30 kg/m2.
  • Les personnes de corpulence normale ont un IMC compris entre 18,5 et 25 kg/m2. 
  • Les personnes en insuffisance pondérale ont un IMC inférieur à 18,5 kg/m2. 

 

Calculer son IMC 

 

Les chiffres de l’obésité en France 

  • Près d’un adulte sur deux (48,8 %) est concerné par le surpoids et l’obésité. 
  • L’obésité touche 10 millions de personnes en France, soit 18,1 % de la population adulte.
  • Ce chifre concerne 22,4 % des adultes dans les DROM-COM.
  • 25% des personnes ayant des difficultés économiques sont touchées par l’obésité.

 

Quelles sont les causes de l’obésité ?

Les causes principales du surpoids et de l’obésité sont :

  • une alimentation trop riche
  • une activité physique insuffisante

 

D’autres facteurs peuvent intervenir :

  • des facteurs psychologiques
  • des facteurs génétiques
  • des maladies chroniques

 

Quelles sont les conséquences de l’obésité ?

L’obésité est une maladie chronique complexe qui a des conséquences autant sociales que sur la santé.

L’accumulation de graisses au niveau des viscères entraîne de nombreuses complications comme :

  • le diabète de type 2,
  • les accidents cardiovasculaires (AVC, infarctus du myocarde…),
  • des troubles musculaires ou articulaires,
  • des problèmes respiratoires comme l’apnée du sommeil.

L’obésité augmenterait aussi le risque de développer certains cancers (endomètre, sein, côlon).

C’est pourquoi il est important de lutter contre l’obésité.

 

Vous pouvez aborder la question de votre surpoids ou obésité à l’occasion du bilan de prévention, que vous pouvez effectuer à des âges clés de votre vie, en pharmacie.

 

Sources :

Ligue contre l’obésité

 

Ressources :

  • Ligne d’écoute dédiée: 04 48 206 2026 (gratuite)
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