Le rôle des pharmaciens dans la santé mentale des Français

Avec 13 millions de Français souffrant de troubles psychiques et une personne sur trois susceptible de développer un trouble psychique au cours de son existence, l’enjeu de la santé mentale est considérable. Dans ce contexte, les pharmaciens d’officine jouent un rôle important dans l’accompagnement des patients.

 

La santé mentale : grande cause nationale prolongée en 2026

Les chiffres révèlent l’étendue du défi de la santé mentale :

  • 13 millions de Français confrontés à des troubles psychiques chaque année
  • Les maladies mentales occupent le troisième rang des maladies les plus fréquentes, après les cancers et les maladies cardiovasculaires
  • Plus de 3 millions de personnes vivent avec des troubles psychiques
  • Près de 5 millions de personnes accompagnent un proche atteint de troubles mentaux

 

Le gouvernement a ainsi décidé de prolonger en 2026 la Grande cause nationale dédiée à la santé mentale. L’objectif est de sensibiliser tout un chacun à la santé mentale et de déstigmatiser les personnes atteintes de troubles psychiques. Cette initiative étatique permet de faire circuler les ressources pour trouver de l’aide, et d’intégrer la santé mentale dans l’ensemble des politiques publiques, de l’éducation à l’aménagement urbain en passant par le travail et les services publics.

 

Les pharmaciens : des acteurs de première ligne

En tant que professionnels de santé de proximité, les pharmaciens occupent une position stratégique dans le parcours de soins en santé mentale. Leur accessibilité, leur lien de confiance avec les patients et leur expertise médicamenteuse en font des interlocuteurs privilégiés pour :

  • détecter précocement les troubles psychiques
  • accompagner les patients dans leur parcours thérapeutique
  • assurer la sécurité de la prise en charge médicamenteuse
  • orienter vers les structures adaptées
  • contribuer à la déstigmatisation des maladies mentales

 

Détection des troubles psychiques

Les pharmaciens sont souvent les premiers à percevoir certains signes d’alerte chez leurs patients. Grâce à leur contact régulier avec la population, ils peuvent identifier :

  • les troubles du sommeil récurrents
  • les manifestations d’angoisses ou d’anxiété
  • les signes d’isolement social
  • les changements comportementaux inhabituels

 

Accompagnement médicamenteux et suivi pharmaceutique

Les pharmaciens assurent une vigilance particulière concernant les médicaments psychotropes. Leur rôle inclut :

  • la vérification minutieuse des ordonnances, notamment pour les benzodiazépines et autres médicaments sensibles
  • la prévention des interactions médicamenteuses potentiellement dangereuses
  • le conseil sur les effets secondaires et l’observance thérapeutique
  • la détection des tentatives de détournement de certains médicaments

 

Gestion des ruptures d’approvisionnement

Face aux tensions récurrentes sur certains psychotropes (quétiapine, sertraline, lithium, venlafaxine), les pharmaciens collaborent avec l’ANSM pour assurer la continuité des traitements et la juste répartition des stocks disponibles, garantissant ainsi la sécurité des patients.

 

Les bilans de prévention

La santé mentale et le sommeil peuvent être abordée lors du bilan de prévention.  

Les bilans de prévention sont accessibles aux âges clés de la vie :

  • entre 18 et 25 ans
  • entre 45 et 50 ans
  • entre 60 et 65 ans
  • entre 70 et 75 ans

Les bilans de prévention proposent deux questionnaires pour repérer les troubles anxieux ou dépressifs. Le pharmacien pourra, à ce moment-là, dispenser des conseils d’hygiène de vie tout en repérant les fragilités.

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                Prendre rendez-vous pour un bilan de prévention

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Focus sur la santé mentale des jeunes

L’augmentation de la consommation de médicaments psychotropes chez les enfants et adolescents nécessite une vigilance accrue. Le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) alerte sur des pratiques déconseillées comme la prescription avant 6 ans ou les polyprescriptions.

Actions spécifiques du pharmacien

  • Identification des signes d’automutilation ou de détresse psychologique
  • Vigilance lors de l’achat de médicaments pouvant être détournés (paracétamol en grande quantité)
  • Orientation vers les bilans de prévention pour les 18-25 ans
  • Information sur le dispositif Santé Psy Étudiant

 

Ressources et contacts utiles

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Rappel de laits infantiles : liste des produits concernés

Plusieurs laits infantiles font l’objet de rappels préventifs en raison d’un risque de contamination pouvant provoquer des troubles digestifs chez les nourrissons. Ces rappels sont effectués par mesure de précaution afin de garantir la sécurité des nourrissons. Nous restons bien entendu disponibles pour répondre à vos questions et vous accompagner dans le choix d’une alternative adaptée si besoin.

 

Que faire ? 

  • Vérifier la marque, la référence et le numéro de lot du lait utilisé. 
  • Consulter les rappels officiels sur rappel.conso.gouv.fr
  • Consulter rapidement un professionnel de santé en cas de vomissements, diarrhées, fièvre ou comportement inhabituel. 
  • Aucune démarche médicale n’est nécessaire si aucun symptôme n’apparaît.

 

 

Quels sont les laits concernés par le rappel de lots ?

Les laits concernés par les derniers rappels à date du 06/02/2026 sont les suivants :

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Journée mondiale du cancer 2026 : dépistage et accompagnement

La journée mondiale contre le cancer, organisée chaque 4 février, est un moment clé pour sensibiliser à l’importance de la prévention et du dépistage des cancers afin de réduire l’incidence (nombre de nouveaux cas) de cette maladie. Les dépistages organisés du cancer du sein, du cancer colorectal et du col de l’utérus existent depuis de nombreuses années. Pourtant le taux de participation est en baisse pour certains. En janvier 2025, un programme pilote de dépistage organisé du cancer du poumon, le cancer le plus mortel, a été lancé. 

 

Cancer : les chiffres

 

Les chiffres hommes/femmes

  • En 2023, la France a enregistré plus de 433 000 nouveaux cas de cancer (314 719 nouveaux cas en 2003, soit une augmentation de + 40 %),
  • Les nouveaux cas concernent 43 % de femmes et 57 % d’hommes.
  • Le taux d’incidence chez les femmes a augmenté (274 femmes pour 100 000 en 2023 contre 244,4 en 2003). Celui des hommes a baissé (354,9 en 2023 contre 385,4 en 2003). 
  • L’âge médian du diagnostic est de 68 ans chez les femmes et de 70 ans chez les hommes. 

 

Les cancers les plus fréquents 

Les cancers les plus fréquents chez les femmes sont par ordre décroissant :

  • le cancer du sein : 61 214 nouveaux cas en 2023
  • le cancer du colon et du rectum : 21 370 nouveaux cas en 2023
  • le cancer du poumon : 19 339 nouveaux cas en 2023
  • le cancer du pancréas : 7 668 nouveaux cas en 2023

 

Les cancers les plus fréquents chez les hommes sont, par ordre décroissant :

  • le cancer de la prostate : 59 885 nouveaux cas en 2023
  • le cancer du poumon : 33 438 nouveaux cas en 2023
  • le cancer du colon et du rectum : 26 212 nouveaux cas en 2023
  • le cancer du pancréas : 8 323 nouveaux cas en 2023

 

Le nombre de décès par cancer 

  • Le cancer a provoqué 164 095 décès en 2022 contre 156 229 en 2012 : 72 592 chez les femmes et 91 503 chez les hommes. 
  • L’âge médian de décès est de 75 ans pour les femmes et de 73 ans pour les hommes. 
  • Les cancers du poumon font partie des localisations dites de pronostic défavorable en termes de survie. 80 % des cancers du poumon sont dûs au tabac.
  • Le cancer du poumon est la première cause de décès par cancer chez les hommes.
  • Le cancer du sein est la première cause de décès par cancer chez la femme.

 

Ces dernières années, la survie des personnes atteintes de cancer s’est améliorée pour la majorité des localisations. Ces tendances plutôt favorables sont le reflet des progrès réalisés dans le système de soins, à la fois dans la détection des cancers, mais aussi dans leur thérapeutique. Ce gain est néanmoins contrasté selon les localisations et en fonction de l’âge au diagnostic.

Détecter un cancer à un stade précoce permet d’améliorer considérablement les chances de guérison et de limiter la lourdeur des traitements. 

 

 

Les facteurs de risque du cancer

De nombreux facteurs de risque de cancer existent :

  • Facteurs internes (âge, hérédité)
  • Facteurs externes (comportements, environnement) : tabac, alcool, obésité, sédentarité, inactivité physique et alimentation déséquilibrée, sont autant de facteurs de risque évitables encore trop fréquents qui entraînent chaque année trop de cas de cancers.
  • Conditions sociales : la situation sociale des individus joue ainsi un rôle central dans les inégalités de santé, en influençant l’accès aux ressources, à la prévention et aux soins.

 

Près de la moitié des cas de cancer pourraient être évités en limitant l’impact des facteurs de risques externes dans nos vies :

  • 20 % des cancers sont liés à la consommation de tabac
  • 8 % à l’alcool
  • 5,4 % à une alimentation déséquilibrée
  • 5,4 % au surpoids
  • 4 % à certaines infections
  • 3 % aux expositions profesionnelles
  • 3 % aux rayonnements UV
  • 1,8 % aux radiations ionisantes
  • 0,9 % au manque d’activité physique
  • 0,6 % aux traitements hormonaux
  • 0,5 % au fait de ne pas avoir allaité
  • 0,4 % aux particules fines

 

Importance du dépistage organisé

La participation aux dépistages organisés demeure insuffisante

Un diagnostic précoce joue un rôle essentiel dans la lutte contre le cancer. Plus la maladie est identifiée tôt, plus les traitements sont efficaces et moins ils sont contraignants pour les patients. Dans les années 1950, seul un tiers des patients atteints d’un cancer survivait plus de cinq ans après le diagnostic. Aujourd’hui, grâce aux avancées médicales et aux campagnes de prévention, ce taux a plus que doublé, atteignant près de 70 %. 

Un dispositif renforcé d’invitation et d’accompagnement personnalisé, mis en place par la Caisse nationale de l’Assurance Maladie, permet de mieux sensibiliser la population et d’encourager la participation aux dépistages organisés : dépisatge du cancer du sein et dépistage du cancer colorectal. 

 

Baisse du taux de participation au dépistage du cancer du sein 

Destiné à dépister le cancer le plus fréquent et le plus mortel chez les femmes, ce programme voit son taux de participation baisser depuis 10 ans pour toutes les tranches d’âge et toutes les régions. Le taux de participation au programme de dépistage du cancer du sein a baissé à 46,3 % en 2023-2024 contre 52,7 % en 2010-2011. 

Parmi les cancers attribuables à la consommation d’alcool, les cancers du sein sont les plus fréquents. Diminuer sa consommation d’alcool, surveiller son poids, arrêter de fumer, bouger et manger varié et équilibré réduisent le risque de développer la maladie.

 

Baisse du taux de participation au dépistage organisé des cancers colorectaux 

Le taux de participation au dépistage des cancers colorectaux est passé de 32,1 % en 2010-2011 à 29,6 % en 2023-2024. Sur 20,8 millions de personnes éligibles, seulement, 6,2 millions se font dépister. Une plus forte participation au dépistage des cancers colorectaux est attendue au regard des nouvelles modalités d’accès des kits de dépistage, remis par les pharmaciens et disponible à la commande en ligne depuis 2022.

 

Participation au dépistage organisé des cancers du col de l’utérus : 59,5 %

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que les cancers du col de l’utérus pourraient être éradiqués grâce au dépistage et à la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV). Sur la période 2020-2022, la participation au dépistage organisé des cancers du col de l’utérus était de 59,5 %. Elle est en hausse de + 1,3 point par rapport à la période 2017-2019 (58,2 %) et de + 1,4 point par rapport à la période 2014-2016 (58,1 %).

 

Cancer du poumon : un programme pilote de dépistage organisé lancé en janvier 2025

En janvier 2025, l’Institut national du cancer a annoncé la mise en place d’un programme pilote de dépistage des cancers du poumon nommé IMPULSION (IMPlémentation du dépistage du cancer PULmonaire en populatION).

Le dépistage reposera sur la réalisation d’un scanner thoracique à faible dose. Les participants seront appelés à réaliser deux scanners à un an d’intervalle, puis tous les deux ans. En complément, le programme prévoit pour les fumeurs un accompagnement à l’arrêt du tabac. Combiner dépistage et arrêt du tabac permet de réduire de 38 % le risque de décès par cancer du poumon (étude NLST).

 

Accès aux soins et prise en charge du cancer

L’accès aux soins est garanti par plusieurs dispositifs qui assurent une prise en charge intéressante pour les patients atteints de cancer :

  • La prise en charge à 100% des traitements liés au cancer dans le cadre de l’Affection de Longue Durée (ALD).
  • Le développement des centres de lutte contre le cancer (CLCC) et la mise en place de parcours de soins personnalisés pour un accompagnement optimal.
  • Un parcours de soins global peut être proposé après le traitement d’un cancer, incluant un suivi médical, un accompagnement psychologique et diététique et un programme de réadaptation physique. Ce parcours est financé par l’Assurance Maladie.
  • Un entretien pharmaceutique peut être proposé dans certaines pharmacies. Ces entretiens permettent aux patients de mieux comprendre et appréhender leur traitement, de bénéficier de conseils sur la gestion des effets secondaires et d’être vigilants sur les interactions médicamenteuses. Ce dispositif est pris en charge par l’Assurance Maladie.
  • Le financement de thérapies innovantes et l’accès aux essais cliniques comme le réseau ONCOLOGIE du CHU ou l’Institut National du Cancer (INCa) pour les patients en recherche d’alternatives thérapeutiques.
     

Conseils et suivi : comment la pharmacie aide au quotidien

Au-delà de la gestion des traitements, la pharmacie est un point de repère pour accompagner les patients avant, pendant et après la maladie. Des conseils sur l’alimentation, le bien-être ou la gestion des effets indésirables peuvent être apportés pour améliorer leur qualité de vie. Certaines pharmacies vont encore plus loin en proposant des prothèses mammaires, des accessoires adaptés, du matériel médical disponible à la vente ou à la location ou encore des ateliers de soins de support pour aider à mieux vivre avec la maladie.

Les pharmaciens restent ainsi des acteurs de proximité essentiels, prêts à guider chaque patient à chaque étape de son parcours de soins. 

 

L’accompagnement en pharmacie : un soutien essentiel pour les patients

Les pharmacies peuvent jouer un rôle essentiel en accompagnant les patients atteints de cancer tout au long de leur parcours de soins et même après, à travers un entretien. Grâce aux entretiens oncologiques, les pharmacies offrent un suivi personnalisé pour aider à mieux gérer les traitements, les effets secondaires et l’observance thérapeutique. Votre pharmacien peut devenir un véritable allié dans la lutte contre le cancer. 

Pour aider les patients à mieux comprendre et gérer leur thérapie, les pharmaciens offrent un accompagnement personnalisé.

Les entretiens oncologiques : un service personnalisé pour mieux vivre son traitement

Les entretiens oncologiques en pharmacie visent à rendre les patients plus autonomes et acteurs de leur traitement. Ce service permet notamment de : 

  • Mieux informer le patient afin d’optimiser son adhésion au traitement. 
  • Apporter des repères pour éviter la confusion face à un protocole thérapeutique parfois complexe.
  • Assurer un suivi rigoureux pour favoriser le bon usage et l’observance des oraux anticancéreux.
  • L’aider à gérer ses traitements au quotidien et à prévenir d’éventuels effets secondaires.
  • Coordonner sa prise en charge en lien avec les autres professionnels de la santé.

Cet accompagnement s’adresse aux patients qui débutent un traitement, mais aussi à ceux déjà sous médication. Il se déroule en plusieurs étapes :

  • Un premier échange pour analyser les interactions médicamenteuses et poser les bases du suivi. 
  • Deux entretiens thématiques sur : la vie quotidienne et la gestion des effets secondaires et l’observance et l’adaptation du traitement.

Lors de la deuxième année, le suivi est ajusté en fonction des molécules prescrites. 

 

Conseils et suivi : comment la pharmacie aide au quotidien

Au-delà de la gestion des traitements, la pharmacie est un point de repère pour accompagner les véritables patients avant, pendant et après la maladie. Des conseils sur l’alimentation, le bien-être ou la gestion des effets indésirables peuvent être apportés pour améliorer leur qualité de vie. Certaines pharmacies vont encore plus loin en proposant des prothèses mammaires, des accessoires adaptés, du matériel médical disponible à la vente ou à la location ou encore des ateliers de soins de support pour aider à mieux vivre avec la maladie.

Les pharmaciens restent ainsi des acteurs de proximité essentiels, prêts à guider chaque patient à chaque étape de son parcours de soins.

Regarder si des créneaux sont disponibles en cliquant ici

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Rappels de laits infantiles

Plusieurs laits infantiles font l’objet de rappels préventifs en raison d’un risque de contamination pouvant provoquer des troubles digestifs chez les nourrissons.

👉 Que faire ?  Vérifier la marque, la référence et le numéro de lot du lait utilisé. Consulter les rappels officiels sur rappel.conso.gouv.fr.

👉 Surveillance de l’enfant : Consulter rapidement un professionnel de santé en cas de vomissements, diarrhées, fièvre ou comportement inhabituel. Aucune démarche médicale n’est nécessaire si aucun symptôme n’apparaît.

Ces rappels sont effectués par mesure de précaution afin de garantir la sécurité des nourrissons. Nous restons bien entendu disponibles pour répondre à vos questions et vous accompagner dans le choix d’une alternative adaptée si besoin.

Les laits concernés par les derniers rappels à date du 28/01/2026 sont les suivants :

  • NESTLE FRANCE rappelle NIDAL Lait infantile en poudre ►Fiche de rappel
    • GTIN 7613032405687 Lot 51230346AA Date de durabilité minimale 31/05/2027
    • GTIN 7613032405687 Lot 52740346AB Date de durabilité minimale 31/10/2027
    • GTIN 8445290629685 Lot 51220346BA Date de durabilité minimale 30/11/2027
    • GTIN 8445290629685 Lot 52730346BB Date de durabilité minimale 31/03/2027
    • GTIN 7613033112867 Lot 5102080621 Date de durabilité minimale 31/10/2026
    • GTIN 7613033112867 Lot 5132080621 Date de durabilité minimale 30/11/2026
  • NESTLE FRANCE rappelle GUIGOZ Lait infantile liquide ►Fiche de rappel
    • GTIN 8445291179585 Lot 53180295M Date de durabilité minimale 30/11/2026
  • NESTLE FRANCE rappelle Guigoz Optipro Relais 1 (0-6 mois) ►Fiche de rappel
    • GTIN 7613038317922 Lot 52820346AB Date de durabilité minimale 31/10/2027
  • BABYBIO rappelle OPTIMA 1 800G ►Fiche de rappel
    • GTIN 3288131580319 Lot 894408 Date de durabilité minimale 09/07/2027
    • GTIN 3288131580319 Lot 900035 Date de durabilité minimale 12/08/2027
  • BABYBIO rappelle OPTIMA 1 400G ►Fiche de rappel
    • GTIN 3288131590318 Lot 900932 Date limite de consommation 18/08/2027
  • BLEDINA BLEDINA rappelle BLEDILAIT 1er âge 0-6 mois 400g ►Fiche de rappel
    • GTIN 3041091470966 Lot 2026.10.29 Date de durabilité minimale 29/10/2026
  • BLEDINA LABORATOIRE GALLIA rappelle CALISMA RELAIS 1er âge 0-6 mois 830g ►Fiche de rappel
    • GTIN 3041091725943 Lot 111501972 Date de durabilité minimale 13/10/2026
  • LACTALIS NUTRITION SANTE PICOT rappelle PICOT laits infantiles en poudre ►Fiche de rappel
    • GTIN 3551102095564 Lot 8000003298 Date de durabilité minimale 20/02/2027
    • GTIN 3551102095571 Lot 8000003281 Date de durabilité minimale 29/01/2027
  • LACTALIS NUTRITION SANTE PICOT rappelle PICOT laits infantiles en poudre ►Fiche de rappel
    • GTIN 3551101547897 Lot 8000003312 Date de durabilité minimale 26/02/2027
    • GTIN 3551101545343 Lot 8000003297 Date de durabilité minimale 20/02/2027
    • GTIN 3551101545350 Lot 8000003280 Date de durabilité minimale 29/01/2027
    • GTIN 3551101547705 Lot 8000003400 Date de durabilité minimale 20/03/2027
  • NESTLE FRANCE Nestlé rappelle GUIGOZ Lait infantile en poudre ►Fiche de rappel
    • GTIN 8445291843035 Lot 51250742F1 / 52880742F1 / 51250742F1 / 52880742F1 / 53300742F1 Date de durabilité minimale entre le 30/11/2026 et le 31/05/2027
    • GTIN 8445290736710 Lot 53100742F3 Date de durabilité minimale 31/05/2027
    • GTIN 8445291421356 Lot 5187080621 Date de durabilité minimale 31/07/2027
    • GTIN 8445290695048 Lot 51570742F4 Date de durabilité minimale 30/06/2027
    • GTIN 8445291421127 Lot 5186080621 / 5319080622 Date de durabilité minimale entre le 31/07/2027 et le 30/11/2027
    • GTIN 8445290108593 Lot 5102080622 / 5131080621 / 5102080622 / 5131080621 / 5331080621 Date de durabilité minimale entre le 30/04/2027 et le 30/11/2027
    • GTIN 8445290098580 Lot 5102080623 / 5104080621 / 5131080622 / 5184080622 / 5229080621 Date de durabilité minimale entre le 30/04/2027 et le 31/08/2027
    • GTIN 8445290000811 Lot 5140080622 / 5185080623 / 5287080621 / 5334080622 Date de durabilité minimale entre le 31/05/2027 et le 30/11/2027
    • GTIN 8445290000842 Lot 5141080621 / 5185080625 / 5288080621 / 5334080621 / 5342080662 Date de durabilité minimale entre le 31/05/2027 et le 31/12/2027
    • GTIN 8445291809857 Lot 5140080621 / 5185080624 Date de durabilité minimale entre le 31/05/2027 et le 31/07/2027
    • GTIN 7613287369543 Lot 5186080611 / 5288080611 / 5333080611 Date de durabilité minimale entre le 31/07/2027 et le 30/11/2027
    • GTIN 8445290116543 Lot 51230017C1 Date de durabilité minimale 31/05/2027
    • GTIN 7613038317922 Lot 51320346AC / 51550346AD / 52670346AB Date de durabilité minimale entre le 31/05/2027 et le 30/09/2027
    • GTIN 7613036217316 Lot 53210017C2 Date de durabilité minimale 31/05/2027
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Pourquoi les antibiotiques, c’est pas automatique ?

Le slogan lancé par l’Assurance maladie en 2002 « Les antibiotiques, c’est pas automatique », qui a marqué toute une génération en France, n’a jamais été autant d’actualité. Selon Santé Publique France (SPF), la consommation d’antibiotiques en France a augmenté en 2024. D’après une enquête récente, le comportement des Français face aux antibiotiques est très inquiétant, alors que l’antibiorésistance serait la première cause de mortalité dans le monde. En France, d’ici 2050, on estime que 238 000 personnes mourront des suites de l’antibiorésistance.

 

Hausse de la consommation des antibiotiques en France en 2024

Santé Publique France (SPF) a constaté en 2024 une augmentation significative des prescriptions d’antibiotiques par rapport à 2023, soit + 4,8 %.

 

860 prescriptions pour 1000 habitants

SPF comptabilise plus de 860 prescriptions d’antibiotiques pour 1 000 habitants alors que l’objectif fixé par la Stratégie nationale de prévention des infections et de l’antibiorésistance est de moins de 650 prescriptions pour 1 000 habitants d’ici 2027.

 

La France : deuxième pays le plus consommateur d’antibiotiques au monde

Cinquième en 2023, la France devient ainsi le deuxième pays le plus consommateur d’antibiotiques en Europe, en 2024.

 

Une méconnaissance et des comportements inquiétants face aux antibiotiques

Fin 2024, la revue médicale ScienceDirect a mené une enquête auprès de 1000 Français et 301 médecins généralistes pour évaluer l’impact actuel du slogan « Les antibiotiques c’est pas automatique » lancé en 2002.

 

Une pression exercée sur les médecins de plus en plus forte pour obtenir des antibiotiques

Les résultats révèlent une détérioration inquiétante des comportements par rapport aux années 2000 : plus d’un tiers des Français demandent directement des antibiotiques à leur médecin, un chiffre trois fois supérieur à celui de 2006. Cette tendance est particulièrement marquée chez les moins de 35 ans, dont 32 % consultent un autre médecin en cas de refus de prescription.

La pression sur les prescripteurs s’est intensifiée, avec 90 % des médecins qui considèrent leurs patients comme exigeants et 58 % qui éprouvent des difficultés à résister aux demandes.

 

Seuls 44 % des Français savent que les antibiotiques ne sont pas efficaces contre les virus, notamment contre la grippe

Au-delà des comportements, l’étude met en évidence une méconnaissance persistante des antibiotiques au sein de la population française. Seuls 44 % savent qu’ils ne sont pas efficaces contre la grippe, et de nombreuses idées fausses circulent encore. Malgré les efforts des médecins qui se considèrent comme les premiers relais d’information, le niveau de connaissance reste modéré.

L’étude conclut que 22 ans après la campagne historique, les bénéfices se sont complètement estompés, soulignant le caractère éphémère des campagnes de sensibilisation ponctuelles et la nécessité d’investir dans une éducation à la santé continue et transgénérationnelle pour garantir le bon usage des antibiotiques.

 

Pourquoi est-il dangereux de consommer trop d’antibiotiques 

 

Les antibiotiques luttent contre les infections bactériennes

Les antibiotiques sont des médicaments prescrits pour lutter contre les infections dues à des bactéries (pneumonies, bronchites, otites, infections urinaires, septicémies, etc.).

Depuis l’utilisation de la pénicilline en 1941 (découverte en 1928), les antibiotiques ont permis de faire reculer considérablement la mortalité due aux maladies infectieuses. Les antibiotiques ajoutés à la vaccination ont permis de faire gagner 20 ans d’espérance de vie.

Les antibiotiques tuent les bactéries ou empêchent leur prolifération mais leur mauvaise utilisation entraîne la résistance des bactéries.

 

L’antibiorésistance : l’adaptation des bactéries aux antibiotiques

L’antibiorésistance, c’est l’adaptation des bactéries aux attaques antibiotiques qui mettent en échec le ou les traitements. Cette résistance entraîne de nombreux problèmes de santé publique car des pathologies évoluent vers des formes plus sévères entraînant parfois de lourdes hospitalisations, voire même la mort. Guillaume Depardieu en est l’exemple le plus célèbre.

 

L’antibiorésistance : l’une des causes principales de mortalité dans le monde

Dans le monde, l’antibiorésistance est l’une des sources principales de mortalité. C’est ce que révèle une étude parue en septembre 2024 dans The Lancet. Entre 2018 et 2023, la résistance aux antibiotiques a augmenté dans plus de 40 % des associations agent pathogène-antibiotique faisant l’objet d’une surveillance, l’augmentation annuelle moyenne étant comprise entre 5 % et 15 % (chiffres OMS).

Près de 5 millions de morts par an dans le monde

En 2024, 4,7 millions de morts ont été liés à la résistance aux antibiotiques, c’est à dire des décès survenant alors que le patient présentait une infection par une bactérie résistante aux antibiotiques. Dans ces cas, les patients présentaient plusieurs pathologies et il est impossible d’isoler l’infection comme cause de leur décès.

Multiplication par deux des décès liés à la bactérie Staphylocoque doré

Parmi les espèces figurant dans l’étude the Lancet, on peut citer, par exemple, le staphylocoque doré résistant à la méticilline, avec une multiplication par 2 des décès associés ou attribués à cette bactérie, suivi des bactéries à Gram négatif.

 

120 000 cas et 5 500 décès par an en France liée à l’antibiorésistance

Selon une étude du Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies (ECDC), en France, en 2015, quelque 120 000 patients, le plus souvent en milieu hospitalier, présentent une infection à bactérie multirésistante ou hautement résistante, de prise en charge complexe. 5 500 personnes en sont mortes.

L’impact sur la santé de ces infections résistantes est comparable à celui de la grippe, de la tuberculose et du VIH/SIDA réunis.

En France, d’ici 2050, on estime que 238 000 personnes mourront des suites de l’antibiorésistance.

 

Quels comportements adopter avec les antibiotiques ?

Après l’exposé des dangers de l’antibiorésistance, voici toutes les informations à connaitre sur les antibiotiques :

  • Un antibiotique n’agit que sur les infections bactériennes
  • Les antibiotiques n’ont aucun effet sur les virus
  • Un ou plusieurs antibiotiques agissent sur une sélection plus ou moins large de bactéries
  • Les contre-indications, précautions d’emploi et effets indésirables sont nombreux : ils peuvent détruire aussi les bonnes bactéries et déséquilibrer les différents microbiotes. Ils entrainent souvent des diarrhées, etc.
  • Prenez des antibiotiques seulement s’ils ont été prescrits par un professionnel de la santé dûment qualifié
  • Suivez toujours jusqu’au bout le traitement prescrit, même lorsque vous vous sentez mieux, en respectant les modalités de prises
  • N’utilisez jamais des antibiotiques restants d’une prescription précédente
  • Ne partagez jamais des antibiotiques avec d’autres personnes
  • Prévenez les infections en vous lavant régulièrement les mains, en évitant les contacts avec les personnes malades et en veillant à être à jour de vos vaccinations

Ainsi, vous lutterez contre la résistance aux antibiotiques, vous permettrez aux patients les plus infectés de s’en sortir et vous n’entraverez pas les avancées médicales.

 

 

 

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