La campagne 2025 de vaccination contre la grippe et la Covid-19 débute le 14 octobre

Le 14 octobre 2025 marquera le lancement de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière et le Covid-19 en métropole, aux Antilles et en Guyane. Elle a débuté le 9 septembre 2025 à Mayotte. Elle dure jusqu’à fin janvier 2026. Cette année encore, les pharmaciens joueront un rôle clé aux côtés des médecins et des infirmiers, partout en France et aux DOM-TOM, afin de vacciner les populations à risque.

 

L’activité de la grippe saisonnière et du covid-19 sur la saison hivernale 2024-2025

Sur la saison 2024-2025, la grippe saisonnière a été particulièrement précoce et intense, avec 29 000 hospitalisations après passage aux urgences pour grippe/syndrome grippal. Trois variants différents ont circulé.

En 2024 – 2025, la couverture vaccinale a été estimée à 53,7 % chez les 65 ans et plus, et à 25,3 % chez les moins de 65 ans à risque. Ces chiffres sont relativement stables en comparaison avec ceux de 2023-2024. 

 

En revanche, l’activité du Covid-19 a été plutôt faible sur l’hiver 2024-2025. 

 

Les populations ciblées par la vaccination grippe et Covid-19

La plupart des personnes ciblées par les recommandations vaccinales reçoivent un bon de prise en charge de la Sécurité sociale pour être vaccinées. Le bon n’est pas envoyé aux femmes enceintes, ni aux personnes souffrant d’obésité sévère ni à l’entourage d’un nourrisson fragile, mais il peut être édité par le médecin, l’infirmier, le pharmacien ou la sage-femme.

Pour la vaccination contre la Covid-19, aucun bon n’est envoyé. Il n’est pas nécessaire d’avoir une prescription médicale pour se faire vacciner. 

L’objectif principal est de vacciner les populations adultes à risque, afin de réduire les complications graves liées à la grippe et au Covid-19. Pour ces populations à risque, le vaccin est pris en charge à 100 % par la Sécu. 

Ces populations incluent :

  • les personnes de 65 ans et plus,

  • les femmes enceintes,

  • les nourrissons de plus de 6 mois souffrant de maladie chronique,

  • les personnes immunodéprimées,

  • les personnes souffrant d’obésité avec un IMC supérieur ou égal à 40 kg/m²,

  • les personnes résidant dans des établissements de soins de suite ou des structures médico-sociales.

 

Pour garantir une protection indirecte, la vaccination est aussi recommandée aux :

  • professionnels de santé, ainsi que tous ceux qui sont en contact prolongé avec des personnes à risque,

  • l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois à risque de complications graves et des personnes immunodéprimées,

  • les aides à domicile travaillant auprès de personnes vulnérables.

 

Pour un aperçu complet des populations à vacciner et du calendrier détaillé, vous pouvez consulter le calendrier vaccinal du gouvernement.

Les pharmaciens sont disponibles, avec ou sans rendez-vous, pour vous accueillir et répondre à toutes vos questions sur la vaccination.

 

La vaccination grippe – covid en pharmacie 

Les pharmaciens peuvent administrer et prescrire les vaccins contre le Covid-19 aux personnes âgées de 5 ans et plus, ciblées ou non par les recommandations. 

Les deux vaccins grippe et Covid pourront être administrés de manière concomittante. 

 

Les vaccins utilisés contre la grippe 

Cinq vaccins contre la grippe sont disponibles pour cette saison 2025-2026.

Trois vaccins trivalents à dose standard

Les vaccins trivalents sont formulés selon les consignes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à base de deux souches virales de type A (H1N1 et H3N2) et une souche virale de type B (Victoria). 

Ces vaccins trivalents sont indiqués chez l’adulte et chez l’enfant à partir de 6 mois : 

  • FLUCELVAX 
  • INFLUVAC 
  • VAXIGRIP 

Deux vaccins trivalents pour la population âgée de 65 ans et plus 

Deux vaccins trivalents supplémentaires sont mis à disposition : 

  • EFLUELDA suspension injectable en seringue préremplie
  • FLUAD suspension injectable en seringue préremplie

Ces derniers présentent une formulation spécifique pour apporter une plus haute efficacité chez les sujets âgés. 

 

Les vaccins utilisés contre le Covid- 19

Pour cette campagne 2025-2026, des vaccins Comirnaty® adaptés au variant LP.8.1 seront utilisés.

 

 

Sources : 

Santé Publique France

Vidal 

 

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La dénutrition en France : comprendre, prévenir et traiter cette pathologie

La 6ème édition de la Semaine nationale de la dénutrition, organisée par le Collectif de lutte contre la dénutrition et soutenu par le ministère de la Santé, se déroule du 17 au 23 novembre 2025. Cette mobilisation vise à sensibiliser le grand public et les professionnels de santé à cette pathologie trop souvent méconnue.

 

Qu’est-ce que la dénutrition ?

La dénutrition est un état pathologique résultant d’un déséquilibre entre les besoins nutritionnels de l’organisme et les apports alimentaires. Elle survient lorsqu’une personne ne s’alimente pas suffisamment par rapport à ses besoins en énergie, protéines et nutriments essentiels.

Contrairement aux idées reçues, la dénutrition peut toucher tous les âges et même les personnes en surpoids ou obèses.

Cette maladie silencieuse entraîne une fonte de la masse musculaire, un affaiblissement du système immunitaire et peut avoir des conséquences graves si elle n’est pas prise en charge rapidement.

 

Les chiffres alarmants de la dénutrition en France

Les données récentes révèlent l’ampleur du problème :

  • 2 millions de personnes touchées en France
  • 800 000 seniors concernés, dont :
    • 400 000 personnes âgées vivant à domicile
    • 270 000 résidents en EHPAD
    • 50 % des personnes âgées hospitalisées sont dénutries
  • 40 % des malades du cancer souffrent de dénutrition
  • 40 % des personnes atteintes d’Alzheimer sont touchées
  • 10 % des enfants hospitalisés sont concernés

 

Le risque de mortalité est multiplié par 4 chez les personnes dénutries.

Ces chiffres, issus du Collectif de lutte contre la dénutrition et de la Haute Autorité de Santé, soulignent l’urgence d’une prise de conscience collective.

 

Qui est concerné par la dénutrition ?

Les personnes âgées : une population particulièrement vulnérable

Les seniors représentent la population la plus à risque. Plusieurs facteurs expliquent cette vulnérabilité :

  • Modifications physiologiques : le métabolisme protéique change avec l’âge, favorisant une diminution de la masse musculaire au profit de la masse grasse
  • Facteurs psycho-sociaux : solitude, isolement, deuil, entrée en institution
  • Troubles bucco-dentaires : difficultés de mastication et de déglutition
  • Perte d’autonomie : difficultés pour faire les courses ou préparer les repas
  • Diminution de l’appétit : modification du goût et de l’odorat

Chez les personnes de plus de 70 ans, 4 à 10 % des seniors vivant à domicile sont touchés, et 40 % sont hospitalisés pour des conséquences de dénutrition.

 

Les autres populations à risque

La dénutrition ne touche pas uniquement les personnes âgées :

  • Les patients hospitalisés : 30 % des personnes hospitalisées sont dénutries, avec un risque accru après une chirurgie lourde
  • Les personnes atteintes de cancer : la maladie et les traitements (chimiothérapie) diminuent l’appétit et augmentent les besoins énergétiques
  • Les personnes souffrant de maladies chroniques : insuffisances d’organes, maladies inflammatoires, troubles digestifs
  • Les enfants hospitalisés : 10 % sont concernés, dont 50 % ont moins de 3 ans
  • Les personnes en précarité : difficultés financières limitant l’accès à une alimentation suffisante et équilibrée

 

Comment prévenir la dénutrition ?

1. Surveiller régulièrement son poids

La surveillance du poids est cruciale. Il faut consulter un médecin en cas de :

  • Perte de plus de 3 kg par rapport au poids habituel
  • Perte de plus de 5 % du poids en 1 mois
  • Perte de plus de 10 % du poids en 6 mois

Une perte de poids involontaire n’est jamais normale, quel que soit l’âge.

2. Adopter une alimentation adaptée

Pour prévenir la dénutrition, il est recommandé de :

  • Fractionner les repas : minimum 3 repas par jour et au moins une collation riche en énergie et protéines
  • Privilégier une « alimentation plaisir » : varier les mets, les saveurs et les goûts pour stimuler l’appétit
  • Augmenter les apports en protéines : les personnes âgées ont besoin de consommer une portion de viande, œuf ou poisson deux fois par jour pour maintenir leur masse musculaire
  • Enrichir l’alimentation : ajouter des produits plus énergétiques (gras et sucrés) et protéinés comme le fromage râpé, les œufs, le lait, la crème fraîche, les avocats, etc.
  • Ne pas suivre de régimes restrictifs : sauf indication médicale, les régimes sans sel, sans sucre ou hypocaloriques sont à éviter chez les personnes à risque.

3. Maintenir une activité physique régulière

L’activité physique adaptée est essentielle pour :

  • Entretenir la masse musculaire
  • Stimuler l’appétit
  • Prévenir les chutes
  • Favoriser la guérison et la convalescence

Des activités simples comme la marche, le jardinage ou des exercices adaptés permettent de rester en forme.

4. Soigner son hygiène bucco-dentaire

Une bonne santé dentaire est indispensable pour s’alimenter avec plaisir. Une consultation annuelle chez le dentiste est recommandée, voire deux fois par an pour les personnes vulnérables.

5. Favoriser la convivialité des repas

Le contexte du repas influence l’appétit :

  • Partager les repas en famille ou avec des amis
  • Soigner la présentation des plats
  • Créer une ambiance agréable
  • Prendre le temps de manger

 

Comment soigner la dénutrition avec les compléments alimentaires en pharmacie ?

 

Les Compléments Nutritionnels Oraux (CNO) : un traitement efficace contre la dénutrition

Lorsque l’alimentation normale ne suffit plus à couvrir les besoins nutritionnels, les Compléments Nutritionnels Oraux (CNO) constituent un traitement efficace contre la dénutrition.

Ces produits, disponibles en pharmacie sur prescription médicale, sont des denrées alimentaires destinées à des fins médicales spéciales.

 

Caractéristiques des CNO

Les CNO sont des mélanges nutritifs hyperénergétiques et/ou hyperprotéinés qui apportent :

  • Un surplus important de protéines (environ 30 g par jour)
  • Des calories supplémentaires (environ 400 kcal par jour)
  • Des vitamines, minéraux et nutriments essentiels

Ils se présentent sous différentes formes pour s’adapter aux goûts et préférences :

  • Boissons lactées : chocolat, vanille, café, fraise
  • Crèmes desserts : yaourts à boire, compotes
  • Potages et veloutés : saveurs salées
  • Biscuits et galettes : pour varier les prises
  • Poudres d’enrichissement : à ajouter aux aliments

 

Comment obtenir des CNO ?

Consultation médicale

Le médecin traitant ou le spécialiste pose le diagnostic de dénutrition et délivre une première prescription pour 1 mois maximum.

Première délivrance en pharmacie

Depuis mai 2019, la première délivrance est limitée à 10 jours de traitement. Le pharmacien explique l’intérêt du traitement et l’importance de l’observance.

Adaptation par le pharmacien

Après 10 jours, le patient retourne à la pharmacie. Le pharmacien évalue la tolérance et l’observance, puis peut adapter les CNO si nécessaire (textures, saveurs) pour le reste du mois, sans accord préalable du médecin.

Renouvellement

Après le premier mois, le patient consulte à nouveau son médecin qui réévalue l’état nutritionnel et renouvelle, si besoin, la prescription par tranches de trois mois maximum.

 

Remboursement des CNO

Les CNO sont remboursés par la Sécurité sociale s’ils sont prescrits dans une indication correcte, ce qui les rend accessibles aux patients dénutris.

 

Conseils d’utilisation des CNO

  • Moment de prise : idéalement à distance des repas (au moins 2 h) pour ne pas couper l’appétit, ou pendant le repas en complément selon les recommandations
  • Conservation : à température ambiante avant ouverture, puis 24 h au réfrigérateur ou 2 h à température ambiante après ouverture
  • Température : les servir frais améliore souvent leur goût et leur acceptabilité
  • Variété : alterner les saveurs et les textures pour maintenir l’adhésion au traitement

 

Efficacité démontrée des CNO

Les études scientifiques ont démontré l’efficacité des CNO avec :

  • Une reprise de poids significative
  • Une diminution des complications
  • Une meilleure récupération fonctionnelle
  • Une réduction du risque d’hospitalisation
  • Une amélioration de la qualité de vie

Le succès du traitement repose sur l’accompagnement personnalisé par les professionnels de santé (médecin, pharmacien, diététicien) et l’adhésion du patient.

 

L’importance du dépistage précoce

Le dépistage précoce de la dénutrition est essentiel pour éviter les complications graves :

  • Infections répétées
  • Chutes et fractures
  • Fonte musculaire importante
  • Troubles psychiques
  • Retentissement sur la qualité de vie
  • Risque de mortalité accru

Les professionnels de santé disposent d’outils validés pour le dépistage :

  • Le questionnaire MNA (Mini Nutritional Assessment) pour les personnes âgées
  • Le score NRS-2002 (Nutritional Risk Screening) pour les adultes hospitalisés
  • La mesure régulière du poids et de l’IMC

 

Sources :

Collectif de lutte contre la dénutrition – Semaine nationale 2025

Agence Régionale de Santé Grand Est – Lutte contre la dénutrition

Ministère de la Santé – Programme National Nutrition Santé (PNNS)

Haute Autorité de Santé (HAS) – Stratégie de prise en charge de la dénutrition

INRAE – Guide pratique « Grand âge et Petit appétit »

Santé Publique France – Surveillance nutritionnelle des personnes âgées

La Revue du Praticien – Place et bon usage des compléments nutritionnels oraux

Assurance Maladie – Compléments Nutritionnels Oraux (CNO)

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Probiotiques : guide complet pour prendre soin de votre santé

Les probiotiques suscitent un intérêt croissant. Mais que sont-ils réellement et comment peuvent-ils améliorer votre quotidien ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur ces micro-organismes bénéfiques pour votre santé.

 

Qu’est-ce que les probiotiques ?

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont ingérés en quantité adéquate, apportent des bienfaits pour la santé. Il s’agit principalement de bactéries ou de levures qui peuplent naturellement notre système digestif.

Ces « bonnes bactéries » font partie intégrante de notre microbiote intestinal, un écosystème complexe composé de milliards de micro-organismes. Parmi les souches les plus connues, on retrouve les lactobacilles et les bifidobactéries, qui jouent un rôle essentiel dans l’équilibre de notre flore intestinale.

 

Les différentes familles de probiotiques

Les probiotiques appartiennent principalement à plusieurs familles bactériennes :

  • Lactobacillus : présents dans l’intestin grêle et le côlon, ils produisent de l’acide lactique
  • Bifidobacterium : essentiels dès la naissance pour maintenir l’équilibre intestinal
  • Streptococcus : certaines souches contribuent à la santé digestive
  • Saccharomyces : des levures bénéfiques, notamment la Saccharomyces boulardii

 

Les probiotiques naturels : où les trouver ?

Bonne nouvelle : les probiotiques naturels se trouvent au quotidien dans notre alimentation, notamment dans les aliments fermentés.

Les produits laitiers fermentés

  • Yaourts nature (contenant des ferments vivants)
  • Kéfir de lait
  • Fromages affinés

 

Les légumes fermentés

  • Choucroute crue
  • Kimchi
  • Légumes lacto-fermentés

 

Autres sources naturelles

  • Miso (pâte de soja fermentée)
  • Tempeh
  • Kombucha (boisson fermentée)
  • Levure de bière

 

Ces aliments apportent des probiotiques de façon naturelle, mais en quantités généralement moindres que les compléments alimentaires. Pour un effet thérapeutique ciblé, les suppléments restent souvent plus appropriés.

 

À quoi servent les probiotiques ?

Les probiotiques jouent de multiples rôles dans notre organisme, bien au-delà de la simple digestion.

Amélioration de la digestion

Les probiotiques améliorent la digestion en réduisant les ballonnements et les gaz, en diminuant la constipation et la diarrhée. Ils facilitent l’absorption des nutriments et favorisent un transit intestinal régulier.

Renforcement du système immunitaire

Environ 70% de notre système immunitaire se trouve dans nos intestins. Les probiotiques stimulent nos défenses naturelles et aident à prévenir les infections courantes. Ils réduisent également l’inflammation dans l’organisme.

Maintien de l’équilibre du microbiote

Le microbiote intestinal peut être perturbé par de nombreux facteurs :

  • stress,
  • antibiotiques,
  • alimentation déséquilibrée,
  • pollution.

Les probiotiques aident à rétablir et maintenir cet équilibre essentiel.

Autres bienfaits

Les recherches scientifiques suggèrent que les probiotiques pourraient également :

  • Améliorer la santé mentale via l’axe intestin-cerveau
  • Soutenir la santé cardiovasculaire
  • Favoriser l’absorption du calcium et du fer
  • Réduire les symptômes d’allergies

 

Probiotiques pour la flore intestinale

La flore intestinale, ou microbiote, est un écosystème vivant qui nécessite un entretien régulier. Les probiotiques sont vos meilleurs alliés pour en prendre soin.

 

Quand prendre des probiotiques pour la flore intestinale ?

Plusieurs situations justifient une cure de probiotiques :

Après un traitement antibiotique 

Les antibiotiques éliminent à la fois les mauvaises et les bonnes bactéries. Prendre des probiotiques pendant ou après un traitement antibiotique aide à rétablir l’équilibre de la flore intestinale. Attendez 2 à 3 heures après la prise d’antibiotiques avant de consommer vos probiotiques.

En cas de troubles digestifs 

Si vous souffrez de ballonnements, de gaz, de constipation ou de diarrhée, les probiotiques peuvent soulager ces symptômes en restaurant l’équilibre du microbiote.

Pour renforcer l’immunité

En période hivernale ou de stress, une cure de probiotiques soutient votre système immunitaire.

Lors de voyages 

Pour prévenir la diarrhée du voyageur et s’adapter à de nouvelles conditions alimentaires.

 

Les meilleures souches pour la flore intestinale

Pour la santé digestive générale, privilégiez des formules contenant :

  • Lactobacillus rhamnosus GG : efficace contre les diarrhées
  • Bifidobacterium longum : réduit les symptômes du côlon irritable
  • Lactobacillus acidophilus : améliore la digestion globale
  • Bifidobacterium bifidum : soutient l’équilibre intestinal

 

Probiotiques contre les ballonnements

Les ballonnements sont un problème fréquent qui peut le plus souvent être soulagé par les probiotiques.

Comment les probiotiques agissent-ils sur les ballonnements ?

Certaines souches réduisent les ballonnements, les douleurs abdominales et la constipation. Les probiotiques agissent en :

  • Améliorant la décomposition des aliments
  • Réduisant la production de gaz intestinaux
  • Diminuant l’inflammation intestinale
  • Rétablissant l’équilibre de la flore

 

Souches recommandées contre les ballonnements

Pour cibler spécifiquement les ballonnements, recherchez :

  • Lactobacillus plantarum : améliore le confort digestif
  • Bifidobacterium lactis : réduit les gaz et les gonflements
  • Lactobacillus casei : facilite la digestion

 

Conseils d’utilisation

Pour de meilleurs résultats contre les ballonnements :

  • Commencez par une dose progressive pour habituer votre système
  • Prenez vos probiotiques de préférence le matin à jeun
  • Associez-les à une alimentation riche en fibres
  • Maintenez une bonne hydratation
  • Prévoyez une cure d’au moins 3 mois pour des résultats durables

 

Probiotiques pour la flore intime

La santé intime des femmes dépend largement de l’équilibre de leur microbiote vaginal. Les probiotiques spécialisés peuvent jouer un rôle majeur dans son maintien.

Le microbiote vaginal : un équilibre délicat

La flore intime est composée d’un ensemble de micro-organismes qui vivent naturellement dans le vagin et maintiennent l’équilibre acido-basique vaginal. À plus de 90%, cette flore est constituée de lactobacilles qui produisent de l’acide lactique, maintenant un pH acide (entre 3,8 et 4,5) défavorable aux agents pathogènes.

 

Pourquoi la flore intime se déséquilibre-t-elle ?

Plusieurs facteurs peuvent perturber cet équilibre :

  • Les changements hormonaux (grossesse, ménopause, cycle menstruel)
  • Les traitements antibiotiques
  • Le stress
  • Une hygiène intime inadaptée (produits trop agressifs)
  • Les douches vaginales
  • Les vêtements trop serrés ou synthétiques
  • Certains contraceptifs

 

Les bienfaits des probiotiques pour la flore intime

Les probiotiques vaginaux contribuent à la restauration de la flore et au maintien de son équilibre, limitant le caractère récidivant des infections et mycoses vaginales.

Ils permettent de :

  • Prévenir et traiter les mycoses vaginales récurrentes
  • Lutter contre la vaginose bactérienne
  • Réduire les démangeaisons et irritations
  • Diminuer les pertes malodorantes
  • Maintenir l’hydratation de la muqueuse vaginale
  • Renforcer la barrière protectrice naturelle

 

Les souches spécifiques pour la flore intime

Les probiotiques pour la santé intime doivent contenir des souches spécifiques :

Lactobacillus crispatus

Cette bactérie est un marqueur majeur de la bonne santé du microbiome vaginal. Elle est présente en grand nombre dans une flore vaginale saine et presque absente en cas de vaginose.

Lactobacillus rhamnosus

Particulièrement efficace contre les mycoses vaginales, surtout lorsqu’il est associé à Lactobacillus reuteri.

Lactobacillus gasseri

Aide à prévenir les infections, notamment l’herpès vaginal.

Lactobacillus reuteri

Agit en synergie avec d’autres souches pour combattre les champignons responsables des mycoses.

 

Les critères de choix d’un bon probiotique

Face à l’offre pléthorique de probiotiques sur le marché, il est essentiel de savoir identifier les produits de qualité.

Pour choisir un probiotique efficace, vérifiez ces éléments :

Le nombre de souches

Un bon probiotique contient généralement entre 5 et 15 souches différentes pour une action synergique complète.

La concentration en UFC (Unités Formant Colonies)

  • Minimum : 5 à 10 milliards d’UFC
  • Optimal : 20 à 60 milliards d’UFC selon les besoins
  • Pour des troubles spécifiques : jusqu’à 100 milliards d’UFC

Les gélules gastro-résistantes

Essentielles pour que les probiotiques survivent à l’acidité de l’estomac et atteignent l’intestin vivants. Recherchez les mentions « DRcaps® » ou « gastro-résistant ».

La présence de prébiotiques

Les prébiotiques (fibres comme l’inuline ou les FOS) nourrissent les probiotiques et augmentent leur efficacité.

La conservation

Privilégiez les produits stables à température ambiante pour plus de praticité, ou conservez-les au réfrigérateur si nécessaire.

La qualité de fabrication

  • Sans OGM, sans gluten, sans lactose
  • Certifications qualité
  • Traçabilité des souches
  • Études cliniques disponibles

 

Précautions et contre-indications

Qui peut prendre des probiotiques ?

Les probiotiques sont généralement bien tolérés par la majorité des personnes. Ils peuvent être utilisés par :

  • les adultes (hommes et femmes),
  • les femmes enceintes et allaitantes (selon les formules),
  • les enfants (avec des formules adaptées),
  • les personnes âgées.

 

Contre-indications

Consultez un professionnel de santé avant de prendre des probiotiques si vous :

  • avez un système immunitaire affaibli,
  • êtes gravement malade,
  • souffrez d’allergies connues à certaines souches,
  • êtes sous traitement immunosuppresseur.

 

Effets secondaires possibles

Les probiotiques sont très sûrs, mais quelques personnes peuvent ressentir au début :

  • des ballonnements temporaires,
  • des gaz légers,
  • des troubles digestifs mineurs.

Ces symptômes s’estompent généralement après quelques jours d’adaptation. Commencez par une dose réduite si vous êtes sensible.

 

Probiotiques et alimentation : une approche complémentaire

Les probiotiques en complément alimentaire sont plus efficaces lorsqu’ils sont associés à une alimentation favorisant un microbiote sain.

Les prébiotiques : nourriture des probiotiques

Les prébiotiques sont des fibres qui nourrissent les bonnes bactéries. On les trouve dans :

  • les poireaux, oignons, ail
  • les asperges
  • les bananes
  • les pommes
  • les céréales complètes
  • la chicorée

 

Aliments à privilégier

  • Fruits et légumes variés (riches en fibres)
  • Céréales complètes
  • Légumineuses
  • Aliments fermentés naturels
  • Oléagineux (noix, amandes)

 

Aliments à limiter

  • Sucres raffinés
  • Aliments ultra-transformés
  • Excès de viande rouge
  • Alcool en excès
  • Édulcorants artificiels
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Pourquoi les antibiotiques, c’est pas automatique ?

Le slogan lancé par l’Assurance maladie en 2002 « Les antibiotiques, c’est pas automatique », qui a marqué toute une génération en France, n’a jamais été autant d’actualité. Selon Santé Publique France (SPF), la consommation d’antibiotiques en France a augmenté en 2024. D’après une enquête récente, le comportement des Français face aux antibiotiques est très inquiétant, alors que l’antibiorésistance serait la première cause de mortalité dans le monde. En France, d’ici 2050, on estime que 238 000 personnes mourront des suites de l’antibiorésistance.

 

Hausse de la consommation des antibiotiques en France en 2024

Santé Publique France (SPF) a constaté en 2024 une augmentation significative des prescriptions d’antibiotiques par rapport à 2023, soit + 4,8 %.

 

860 prescriptions pour 1000 habitants

SPF comptabilise plus de 860 prescriptions d’antibiotiques pour 1 000 habitants alors que l’objectif fixé par la Stratégie nationale de prévention des infections et de l’antibiorésistance est de moins de 650 prescriptions pour 1 000 habitants d’ici 2027.

 

La France : deuxième pays le plus consommateur d’antibiotiques au monde

Cinquième en 2023, la France devient ainsi le deuxième pays le plus consommateur d’antibiotiques en Europe, en 2024.

 

Une méconnaissance et des comportements inquiétants face aux antibiotiques

Fin 2024, la revue médicale ScienceDirect a mené une enquête auprès de 1000 Français et 301 médecins généralistes pour évaluer l’impact actuel du slogan « Les antibiotiques c’est pas automatique » lancé en 2002.

 

Une pression exercée sur les médecins de plus en plus forte pour obtenir des antibiotiques

Les résultats révèlent une détérioration inquiétante des comportements par rapport aux années 2000 : plus d’un tiers des Français demandent directement des antibiotiques à leur médecin, un chiffre trois fois supérieur à celui de 2006. Cette tendance est particulièrement marquée chez les moins de 35 ans, dont 32 % consultent un autre médecin en cas de refus de prescription.

La pression sur les prescripteurs s’est intensifiée, avec 90 % des médecins qui considèrent leurs patients comme exigeants et 58 % qui éprouvent des difficultés à résister aux demandes.

 

Seuls 44 % des Français savent que les antibiotiques ne sont pas efficaces contre les virus, notamment contre la grippe

Au-delà des comportements, l’étude met en évidence une méconnaissance persistante des antibiotiques au sein de la population française. Seuls 44 % savent qu’ils ne sont pas efficaces contre la grippe, et de nombreuses idées fausses circulent encore. Malgré les efforts des médecins qui se considèrent comme les premiers relais d’information, le niveau de connaissance reste modéré.

L’étude conclut que 22 ans après la campagne historique, les bénéfices se sont complètement estompés, soulignant le caractère éphémère des campagnes de sensibilisation ponctuelles et la nécessité d’investir dans une éducation à la santé continue et transgénérationnelle pour garantir le bon usage des antibiotiques.

 

Pourquoi est-il dangereux de consommer trop d’antibiotiques 

 

Les antibiotiques luttent contre les infections bactériennes

Les antibiotiques sont des médicaments prescrits pour lutter contre les infections dues à des bactéries (pneumonies, bronchites, otites, infections urinaires, septicémies, etc.).

Depuis l’utilisation de la pénicilline en 1941 (découverte en 1928), les antibiotiques ont permis de faire reculer considérablement la mortalité due aux maladies infectieuses. Les antibiotiques ajoutés à la vaccination ont permis de faire gagner 20 ans d’espérance de vie.

Les antibiotiques tuent les bactéries ou empêchent leur prolifération mais leur mauvaise utilisation entraîne la résistance des bactéries.

 

L’antibiorésistance : l’adaptation des bactéries aux antibiotiques

L’antibiorésistance, c’est l’adaptation des bactéries aux attaques antibiotiques qui mettent en échec le ou les traitements. Cette résistance entraîne de nombreux problèmes de santé publique car des pathologies évoluent vers des formes plus sévères entraînant parfois de lourdes hospitalisations, voire même la mort. Guillaume Depardieu en est l’exemple le plus célèbre.

 

L’antibiorésistance : l’une des causes principales de mortalité dans le monde

Dans le monde, l’antibiorésistance est l’une des sources principales de mortalité. C’est ce que révèle une étude parue en septembre 2024 dans The Lancet. Entre 2018 et 2023, la résistance aux antibiotiques a augmenté dans plus de 40 % des associations agent pathogène-antibiotique faisant l’objet d’une surveillance, l’augmentation annuelle moyenne étant comprise entre 5 % et 15 % (chiffres OMS).

Près de 5 millions de morts par an dans le monde

En 2024, 4,7 millions de morts ont été liés à la résistance aux antibiotiques, c’est à dire des décès survenant alors que le patient présentait une infection par une bactérie résistante aux antibiotiques. Dans ces cas, les patients présentaient plusieurs pathologies et il est impossible d’isoler l’infection comme cause de leur décès.

Multiplication par deux des décès liés à la bactérie Staphylocoque doré

Parmi les espèces figurant dans l’étude the Lancet, on peut citer, par exemple, le staphylocoque doré résistant à la méticilline, avec une multiplication par 2 des décès associés ou attribués à cette bactérie, suivi des bactéries à Gram négatif.

 

120 000 cas et 5 500 décès par an en France liée à l’antibiorésistance

Selon une étude du Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies (ECDC), en France, en 2015, quelque 120 000 patients, le plus souvent en milieu hospitalier, présentent une infection à bactérie multirésistante ou hautement résistante, de prise en charge complexe. 5 500 personnes en sont mortes.

L’impact sur la santé de ces infections résistantes est comparable à celui de la grippe, de la tuberculose et du VIH/SIDA réunis.

En France, d’ici 2050, on estime que 238 000 personnes mourront des suites de l’antibiorésistance.

 

Quels comportements adopter avec les antibiotiques ?

Après l’exposé des dangers de l’antibiorésistance, voici toutes les informations à connaitre sur les antibiotiques :

  • Un antibiotique n’agit que sur les infections bactériennes
  • Les antibiotiques n’ont aucun effet sur les virus
  • Un ou plusieurs antibiotiques agissent sur une sélection plus ou moins large de bactéries
  • Les contre-indications, précautions d’emploi et effets indésirables sont nombreux : ils peuvent détruire aussi les bonnes bactéries et déséquilibrer les différents microbiotes. Ils entrainent souvent des diarrhées, etc.
  • Prenez des antibiotiques seulement s’ils ont été prescrits par un professionnel de la santé dûment qualifié
  • Suivez toujours jusqu’au bout le traitement prescrit, même lorsque vous vous sentez mieux, en respectant les modalités de prises
  • N’utilisez jamais des antibiotiques restants d’une prescription précédente
  • Ne partagez jamais des antibiotiques avec d’autres personnes
  • Prévenez les infections en vous lavant régulièrement les mains, en évitant les contacts avec les personnes malades et en veillant à être à jour de vos vaccinations

Ainsi, vous lutterez contre la résistance aux antibiotiques, vous permettrez aux patients les plus infectés de s’en sortir et vous n’entraverez pas les avancées médicales.

 

 

 

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